Une ville de l'ouest de la Syrie aux mains des insurgés-OSDH

le , mis à jour à 15:33
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(Actualisé tout du long) BEYROUTH, 5 novembre (Reuters) - Les islamistes du groupe Djound al Aksa soutenus par d'autres composantes de l'insurrection se sont emparés de Morek, localité de la province d'Hama, dans l'ouest de la Syrie, au terme de plusieurs mois de combats avec des milices progouvernementales, rapporte jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Située au nord de Hama, chef lieu de la province, Morek se trouve sur l'axe routier nord-sud qui relie les principales villes de l'Ouest. "Elle a été complètement libérée ce matin", a confirmé Farès al Bayouch, chef de file du Foursan al Hak, mouvement qui appartient à l'Armée syrienne libre et qui a participé aux combats. Un autre chef rebelle a annoncé la prise de la ville. La prise de cette petite ville d'environ 15.000 habitants représente un revers de taille pour l'offensive de l'armée régulière syrienne, appuyée par les forces aériennes russes et soutenue aussi, au sol, par des combattants iraniens. Des avions, qui seraient russes, ont bombardé Morek et ses abords après la chute de la localité, ajoute l'OSDH. Selon Farès al Bayouch, la ville revêt une grande "importance stratégique". "C'était le point de rassemblement des forces du régime, et l'un des points de départ de ses opérations", a-t-il précisé. Les médias officiels syriens n'ont pour l'instant pas fait état de la prise de Morek. Plusieurs dizaines de miliciens pro-gouvernement ont été tués et les insurgés ont fait main basse sur des véhicules, des mitrailleuses lourdes et sur dix chars, selon un journaliste citoyen de la région de Hama, qui a gardé l'anonymat. "Toute la région de Hama s'est embrasée(...). L'offensive a commencé il y a deux jours, à l'initiative de Djound al Aksa", ajoute-t-il. "Leur offensive a débuté par des tirs de préparation, au mortier lourde. Puis les insurgés ont pénétré dans la ville, où des tirs de mitrailleuses et des pilonnages ont été entendus", a-t-il dit en précisant que la ville était tombée au bout de huit heures de combats. Globalement, estime l'OSDH, l'armée syrienne et les milices qui lui sont alliées n'ont pas sensiblement progressé sur le terrain, après plus d'un mois de frappes aériennes russes, qui ont commencé le 30 septembre. "On ne peut dire en aucun cas que le régime gagne du terrain", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman. (Naline Malla et Silvia Westall; Jean-Philippe Lefief et Eric Faye pour le service français)

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