«Une transition douce est possible» en Tunisie

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INTERVIEW - Pour Vincent Geisser, chercheur au CNRS, l'armée a joué un rôle d'apaisement pour éviter le car­nage.

LE FIGARO - Après son départ, les engagements du président Ben Ali seront-ils tenus ?

Vincent GEISSER - On devait croire Ben Ali lorsqu'il disait qu'il quitterait le pouvoir, même s'il a dû s'y résoudre avant 2014. Il était acculé. Son annonce, vendredi, d'élections législatives dans les six mois le montrait. Jeudi soir, à la télévision, il était le fantôme de lui-même : nerveux, heurtant à trois reprises le micro. L'inconnue concernait sa promesse d'arrêter les tirs contre les manifestants. Des faucons au sein du régime avaient intérêt au pourrissement. Ils sont dans l'appareil sécuritaire au ministère de l'Intérieur et dans la belle-famille du président. Ce sont eux qui sont à l'origine des fausses informations sur les démissions de tel ou tel ministre. Dans les prochains jours, il faudra voir si la mise en place du nouveau pouvoir suffira à ramener le calme.

Une autre issue était-elle à craindre ?

Le premier scénario, c'était en effet le d

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