Une subtile partie d'échecs se joue à l'ONU sur la Syrie

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DÉCRYPTAGE - À New York, les Occidentaux et la Ligue arabe tentent de rallier la Russie à un front commun afin de faire plier Bachar el-Assad.

La fenêtre est plus qu'étroite mais elle existe, veut croire Alain Juppé. Mardi, le ministre des Affaires étrangères, qui s'était propulsé à New York, a dénoncé le «cauchemar syrien» dans un vibrant discours devant le Conseil de sécurité. Auparavant, il s'était réuni en «P3», avec ses homologues américain et britannique, Hillary Clinton et William Hague.

Unanimement, ces chefs de la diplomatie ont appuyé le plan de la Ligue arabe, repris dans un projet de résolution marocain qui prévoit le transfert du pouvoir de Bachar el-Assad à son vice-président et un processus de transition politique en Syrie.

Mardi, le verrou russe n'a pas cédé. Pour Vitali Tchourkine, le plan de la Ligue arabe reste «inacceptable». Mais l'ambassadeur russe à l'ONU n'a pas totalement fermé la porte. Et c'est dans cet entrebâillement que les diplomates occidentaux et arabes vont tenter de glisser le pied.

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