Une sortie grecque de la zone euro pèserait sur les banques

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Une sortie grecque de la zone euro pèserait sur les banques
Une sortie grecque de la zone euro pèserait sur les banques

(Reuters) - Une possible sortie de la Grèce de la zone euro pourrait avoir de lourdes conséquences indirectes sur les banques de la région, en particulier dans les pays qui bénéficient d'une aide internationale ainsi qu'en Espagne et en Italie, estime Fitch Ratings dans une étude publiée mercredi.

L'agence de notation précise bien qu'il ne s'agit pas là du scénario principal retenu et qu'une sortie d'Athènes de la monnaie unique n'aurait qu'un impact direct limité sur le secteur bancaire de la région, si l'on exclut les banques grecques et chypriotes, les plus exposées à l'économie hellénique.

Cependant, souligne-t-elle, si la Grèce venait à abandonner la monnaie unique, "la rédénomination de sa devise et la conversion des dépôts et autres engagements seraient considérés comme un échange de dette en souffrance pour les banques grecques d'après les critères de Fitch, étant donné qu'il s'agirait d'une devise considérablement dévaluée".

"La redénomination aurait également pour résultat une escalade des créances douteuses pour ces établissements", tandis que les mouvements de retraits de dépôts et la perte d'accès aux opérations de refinancement de la Banque centrale européenne (BCE) pèseraient sur leur liquidité, poursuit l'étude.

"Après les banques grecques, les banques chypriotes sont les plus exposées aux risques liés à une redénomination grecque compte tenu de leur exposition directe aux prêts grecs et à l'économie grecque à travers leurs larges réseaux de succursales dans le pays", souligne l'agence.

D'après Fitch, les banques du Portugal et de l'Irlande seraient les plus vulnérables aux risques de contagion dans un tel scénario, ces pays pouvant être perçus comme des candidats potentiels à une sortie du bloc.

"Si la réponse politique de l'UE ne parvenait pas à contrôler les risques de contagion et si les ruées vers les banques ("bank runs") et la fuite des capitaux devenaient une réalité, les banques de ces pays pourraient être soumises à de fortes tensions", souligne l'agence.

Elle note que les 100 milliards d'euros promis par l'UE à l'Espagne pour soutenir son secteur bancaire "devrait aider à y atténuer une partie de la contagion".

Dans les pays européens plus solides, les banques qui pâtiraient le plus d'une sortie grecque seraient celles affichant les profils financiers les plus fragiles et la plus forte exposition directe aux pays de la périphérie du bloc, conclut Fitch.

Natalie Huet pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • marley70 le mercredi 13 juin 2012 à 19:23

    ça va secouer lundi...Il y a des moments ou il se doit d'etre 100 % liquide...