Une solution "pérenne" promise aux salariés de Freescale

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UNE SOLUTION "PÉRENNE" PROMISE AUX SALARIÉS TOULOUSAINS DE FREESCALE
UNE SOLUTION "PÉRENNE" PROMISE AUX SALARIÉS TOULOUSAINS DE FREESCALE

TOULOUSE (Reuters) - Les 535 salariés de Freescale à Toulouse qui s'apprêtent à être licenciés seront tous reclassés de manière "pérenne" conformément aux engagements du groupe américain, a déclaré mardi le commissaire au Redressement productif en Midi-Pyrénées.

Robert Castagnac, qui a été nommé à ce poste début juillet par le ministre Arnaud Montebourg, a confirmé l'abandon, après examen, d'un projet de reprise du site qui prévoyait de conserver plusieurs centaines d'employés pour développer des semi-conducteurs au nitrure de gallium.

Freescale, qui conservera à Toulouse 500 employés dans son activité recherche, prévoit d'arrêter le 10 août prochain l'activité production, qui compte 820 salariés.

Sur ces 820 personnes, plus de 280 ont déjà trouvé une solution de reclassement, notamment une cinquantaine chez Airbus, ce qui laisse 535 personnes concernées par le plan social, a indiqué Robert Castagnac lors d'une conférence de presse organisée à la préfecture de Toulouse.

"L'entreprise (Freescale) a pris un engagement de trouver une solution pérenne pour tous les salariés : un CDI, une création d'entreprise ou un projet personnel", a-t-il souligné, ajoutant qu'environ 400 personnes recevraient début août leur lettre de licenciement.

Les quelque 140 employés restants sont soit en formation de longue durée, soit des salariés protégés, soit des personnels conservés quelques mois de plus pour procéder au démantèlement et notamment au démontage des machines, qui ont été mises en vente.

"Aujourd'hui, Freescale reste à Toulouse (avec son activité recherche, NDRL) mais ferme son activité de fabrication", a expliqué le commissaire au Redressement productif, qui a dit avoir le double objectif de trouver des solutions pour les salariés licenciés et de maintenir une activité économique, de préférence industrielle, sur ce site grand de 20 hectares.

Il a expliqué l'échec du projet de reprise du site par le problème de "durée de maturation" de la technologie au nitrure de gallium, qui n'aurait pas pu "accéder au marché dans un délai raisonnable".

"De l'idée au projet, il y a souvent un très grand chemin", a-t-il fait valoir.

"Les porteurs du projet avaient jeté l'éponge fin 2011, ne parvenant pas à trouver un modèle économique. Avec le nouveau gouvernement, il y a eu une remise à plat du projet et un dialogue avec l'ensemble des partenaires. Ce travail intense n'a pas pu aboutir à un résultat", a-t-il déploré.

Jean Décotte, édité par Patrick Vignal

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