Une seule hausse des taux suffira - Bullard (Fed)

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    SAINT-LOUIS, 12 juillet (Reuters) - James Bullard, le 
président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, pense toujours 
qu'une seule hausse des taux suffira dans un proche avenir, en 
dépit de la forte progression des créations d'emplois en juin 
aux Etats-Unis. 
    Bullard, qui vote cette année au sein du Comité de politique 
monétaire (FOMC), avait récemment changé d'opinion sur la 
politique monétaire, concluant que les Etats-Unis étaient entrés 
dans une longue période de croissance, de chômage et d'inflation 
faibles.  
    L'objectif de la banque centrale pour le taux des Fed funds 
adapté à ce contexte doit être lui aussi bas, ne nécessitant 
qu'un relèvement à moins d'un choc économique inattendu, que ce 
soit dans le bon ou le mauvais sens.  
    James Bullard a dit mardi que les perspectives d'évolution 
des taux directeurs de la Fed n'avaient pas besoin de varier 
tant qu'un événement économique de poids, tels qu'une récession 
ou un bond de la productivité, n'aurait pas fait changer de 
"régime". 
    "La politique des taux ne changera sans doute pas pour 
l'essentiel dans un avenir prévisible, afin de rester en phase 
avec le régime actuel", explique-t-il dans un discours, estimant 
à 0,63% le taux des Fed funds adapté, alors que le taux actuel 
réel est de l'ordre de 0,37%. 
    Il est fort probable que la Fed ne modifiera pas ses taux 
directeurs lors de sa réunion de ce mois-ci mais ses membres 
anticipent dans l'ensemble une nouvelle hausse des taux cette 
année. 
    Sur le front de l'emploi, après les 287.000 créations de 
postes de juin, James Bullard anticipe un ralentissement continu 
du rythme de ces créations de postes dans les mois qui viennent, 
ce qu'il juge être une évolution normale.  
    Le banquier central note par ailleurs que l'impact du vote 
favorable au Brexit du référendum britannique du 23 juin, sera 
pratiquement inexistant pour les Etats-unis.  
    A cet égard, il observe que le tassement de la courbe des 
rendements obligataires américains indique seulement que les 
investisseurs fuient le risque et ne signalent nullement un 
affaiblement économique des Etats-Unis.  
    "Wall Street y voit un signal de ralentissement de la 
croissance. Pour moi, c'est une 'fuite vers la sécurité' à la 
suite du choc du Brexit", a-t-il dit. 
     
     
 
 (Howard Schneider, Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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