Une sénatrice brésilienne et son mari jugés pour corruption

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    SAO PAULO, 28 septembre (Reuters) - La sénatrice brésilienne 
Gleisi Hoffmann et son mari Paulo Bernardo, qui ont tous deux 
servi dans le gouvernement de l'ancienne présidente Dilma 
Rousseff, seront jugés par la Cour suprême pour corruption et 
blanchiment d'argent dans le cadre du scandale lié au groupe 
pétrolier public Petrobras, a annoncé mardi le tribunal.   
    Le couple est accusé d'avoir perçu 1 million de reais 
(275.000 euros) de pots-de-vin afin de financer illégalement la 
campagne électorale de Gleisi Hoffmann pour accéder au Sénat en 
2010.  
    En tant qu'élue, Hoffmann ne peut être jugée que par la Cour 
suprême. Les cinq juges de la plus haute instance judiciaire du 
pays ont validé à l'unanimité les charges retenues contre elle 
et son époux.  
    La sénatrice est la troisième responsable politique renvoyée 
devant la justice dans le cadre du scandale de corruption 
tentaculaire lié à Petrobras, qui a éclaté il y a deux ans et 
contribué à la chute de Dilma Rousseff, destituée le mois 
dernier.  
    Gleisi Hoffmann était la chef de cabinet de l'ex-chef de 
l'Etat et Paulo Bernardo était son ministre de la Communication. 
    Selon l'accusation, Paulo Bernardo a sollicité le 
financement illégal de la campagne de son épouse auprès de 
l'ancien directeur des ressources de Petrobras Paulo Roberto 
Costa lorsqu'il était ministre du Plan sous le gouvernement de 
Luiz Inacio Lula da Silva, le prédécesseur de Rousseff à la 
présidence.  
    Les avocats du couple ont déclaré que ce don présumé n'avait 
jamais existé et mis en doute les accusations "extrêmement 
fragiles" à l'encontre de Paulo Bernardo, estimant qu'il n'avait 
aucune influence sur Paulo Roberto Costa.  
 
 (Eduardo Simões; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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