Une semaine de Bourse - Les banques en vedette

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(AOF) - Les marchés actions européens ont accusé vendredi leur troisième séance consécutive de baisse. Le CAC 40 a cédé 0,67% à 4 449,91 points tandis que l'Euro Stoxx 50 a abandonné 0,63% à 3 002,54 points. Pénalisée par cette mauvaise deuxième partie de semaine, les Bourses européennes ont stagné (+0,04% pour le CAC 40 depuis lundi ; -0,04% pour l'euro Stoxx 50). A Wall Street, la tendance est similaire. Le Dow Jones affichait à l'approche de la mi-séance un repli de 0,29%. Depuis lundi, l'indice phare de la Bourse de New York accuse une baisse de 0,5%.

Ce statu quo des marchés témoigne de la prudence dont ont fait preuve les investisseurs toute la semaine dans l'attente des chiffres de l'emploi américain publiés cet après-midi. Or, ces derniers n'ont pas été de nature à éclairer les opérateurs sur le calendrier d'une éventuelle hausse des taux de la Fed. En septembre, les créations d'emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre pour un troisième mois consécutif : 156 000 postes ont été crées contre un consensus de 175 000. Mais le chiffre du mois d'août a été révisé à la hausse, passant de 151 000 à 167 000. Certains économistes estiment que ces chiffres pourraient inciter la Fed à retarder son tour de vis monétaire tandis que d'autres jugent au contraire ces résultats suffisamment solides pour inciter l'institution à relever ses taux en décembre.

Confronté à un marché boursier atone, les investisseurs ont focalisé leur attention sur le pétrole et les changes. Ce matin, les cours de l'or noir ont atteint un plus haut depuis quatre mois (50,74 dollars pour le baril de WTI ; 52,84 dollars pour le Brent), soutenus notamment par la spéculation concernant une stabilisation prochaine de la production mondiale. La livre sterling, est, elle tombée à 1,10875 dollar, soit son niveau le plus bas de 31 ans en quelques minutes lors d'un " flash crash " pour l'instant inexpliqué.

A la Bourse de Paris, les valeurs bancaires ont été les principales locomotives du CAC 40 (+7,7% pour BNP Paribas en cinq séances, +6,8% pour Société Générale, +6,4% pour Axa), soutenues par la moindre inquiétude concernant la santé de la Deutsche Bank et la hausse du rendement des obligations d'Etat (la base du coût de financement des banques). Cette tendance sur le marché obligataire a en revanche pénalisé les financières, structurellement endettées. En repli de 6,3%, Klépierre a terminé ainsi à la dernière place de l'indice.

(P-J.L)

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