Une semaine cinématographique dominée par la virtuosité du style

le
0

Chaque mercredi dans La Matinale, la rédaction du « Monde » vous propose son choix de films pour la semaine.

Des Etats-Unis à la France, en passant par le Vietnam et l’Iran, du roman de formation à l’imposture sociale en passant par un classique repulpé de la littérature enfantine, cinq films enlevés, insolites, baroques, qui prennent résolument le parti de la forme.

UN FILM DE CAMPUS DÉLICIEUSEMENT POP : « Everybody wants some », de Richard Linklater

Une maison en bois peuplée de jeunes gens bâtis comme des dieux grecs, moulés dans des shorts et tee-shirts ajustés à leur belle musculature, la bouche immanquablement coiffée d’une moustache bien taillée. C’est la résidence de l’équipe de base-ball de la fac texane où débarque Jake (Blake Jenner) avec sa valise et sa caisse de vinyles, à deux jours de la rentrée universitaire. On se déplace en meute, entassés dans une belle Dodge bleu métal toutes fenêtres ouvertes, l’autoradio crachant à plein volume des tubes de Blondie, des Cars, de Foreigner. On repère les lieux, on alpague les filles en fleur aux jambes interminables qui renvoient en revers de volée des réparties d’intellectuelles au caractère bien trempé. Plus qu’à sa réjouissante bande originale, plus qu’à sa singulière beauté plastique, le charme du film tient à ce talent qu’a toujours eu Linklater de saisir une vérité des gestes et des expressions, et de révéler ce faisant l’essence de l’instant. Quelqu’artificielle que soit la mise en scène, il parvient ici aussi à donner à ses scènes la force de l’évidence. Isabelle Regnier

Film américain de Richard Linklater. Avec Bla...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant