Une semaine chargée pour la loi El Khomri

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Des lycéens manifestent contre la loi du travail à Paris, le 24 mars 2016.
Des lycéens manifestent contre la loi du travail à Paris, le 24 mars 2016.

La ministre du travail défendra demain son texte devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Jeudi, syndicats, étudiants et lycéens manifesteront à nouveau pour exiger un abandon du projet de loi.

Cette semaine, la bataille qui se joue autour du projet de « loi travail » va se dérouler sur deux fronts. Mardi 29 mars, Myriam El Khomri va défendre son texte devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, toute première étape du parcours parlementaire. Et les « frondeurs » socialistes ont déjà un contre-projet à lui opposer. Jeudi, syndicats, étudiants et lycéens manifesteront à nouveau. Le 9 mars, ils étaient entre 224 000 et 500 000 à avoir battu le pavé, mais la dernière mobilisation, jeudi 24 mars, avait montré un essoufflement.

Les points sur lesquels le gouvernement a cédé Désormais, il n’est plus question de plafonner les indemnités prud’homales pour les licenciements abusifs, au grand dam du patronat, ni d’autoriser des décisions unilatérales de l’employeur sans accord dans les entreprises de moins de 50 salariés pour le forfait-jour ou les astreintes.

Ces modifications ont permis à l’exécutif d’obtenir les soutiens précieux des syndicats dits « réformistes » (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa), ainsi que de la majorité. Mais les « réformistes » comptent sur son amélioration, notamment sur l’article portant sur les licenciements économiques, réécrit à la marge.

Le texte comprend de nouveaux droits, dont le compte personnel d’activité (CPA), des moyens syndicaux accrus ou l’extension de la garantie jeunes. Il met également en place le référendum en entreprise, fait évoluer les règles de la représentativité patronale, du licenciement économique o...

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