Une Russe, accusée d'avoir enlevé sa fille, devant la justice

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IRINA BELENKAÏA, ACCUSÉE DE L'ENLÈVEMENT DE SA FILLE, DEVANT LA JUSTICE
IRINA BELENKAÏA, ACCUSÉE DE L'ENLÈVEMENT DE SA FILLE, DEVANT LA JUSTICE

MARSEILLE (Reuters) - Le procès de la mère d'une fillette franco-russe au coeur d'une affaire d'enlèvement international a débuté mardi devant le tribunal correctionnel de Tarascon (Bouches-du-Rhône).

Irina Belenkaïa, 39 ans, est accusée d'avoir en 2009 enlevé sa fille, qui était sous la garde de son père français à Arles, avec l'aide de deux compatriotes russes qui avaient frappé l'adulte pour s'emparer de l'enfant.

Elle doit répondre de soustraction de mineur par ascendant et complicité de violences aggravées, des faits passibles de dix ans de prison. Ses deux complices n'ont pas été identifiés.

Après la diffusion d'un mandat d'arrêt international, Irina Belenkaïa avait été interpellée en Hongrie dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 alors qu'elle tentait de gagner la frontière ukrainienne avec sa fille, âgée de trois ans et demi à l'époque.

Née à Moscou en 2005, la jeune Elise a déjà vécu trois enlèvements au sein de ce couple franco-russe qui était en instance de divorce au moment des faits.

Irina Belenkaïa avait quitté la France avec sa fille à l'automne 2007, malgré un jugement de la justice française confiant la garde d'Elise à son père. Des faits de soustraction d'enfant dont elle doit aussi répondre devant le tribunal.

Le père avait à son tour décidé en 2008 "d'exfiltrer" sa fille de Russie après avoir détourné l'attention de sa baby-sitter en lui offrant un bouquet de fleurs.

Cette affaire a relancé le débat sur les enlèvements parentaux internationaux, un phénomène en expansion en raison de la banalisation des couples mixtes. Le ministère de la Justice a ouvert 328 dossiers d'enlèvements parentaux internationaux en 2010.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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