Une révolte des " petits " ?

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Une révolte des " petits " ?
Une révolte des " petits " ?
Malgré les difficultés financières ou les retards dans la mise au point des monoplaces 2015, les " petites " écuries comptent bien relever le gant et mettre à mal l'ordre établi. Lotus peut-elle se relever d'une saison 2014 cauchemardesque ? Force India fera-t-elle oublier son retard à l'allumage ? Toro Rosso ne va-t-elle pas pâtir d'aligner deux rookies ? Sauber peut-elle se remettre sur de bons rails ? Manor est-elle là pour durer ?Lotus, sur de meilleures bases qu'en 2014 ?

Avec un châssis mal né et un moteur Renault insuffisamment performant et fiable, Lotus a connu une saison 2014 catastrophique, où elle est passée de candidat à la victoire à faire valoir. Pour 2015, l'écurie d'Enstone a remis tout à plat, construit un châssis plus conventionnel et, surtout, s'est adjoint les services du meilleur groupe propulseur du marché, le Mercedes, qui plus est dans sa version la plus récente. Les premiers essais de l'écurie anglaise ont démontré qu'elle avait fait plusieurs pas en avant, mais qu'il restait de la marge pour revenir au niveau qui était le sien en 2013. Reste que ces changements ne pourront que remotiver un Romain Grosjean qui était à la peine, et faisait de la peine, en fin de saison dernière. Et aussi réveiller un Pastor Maldonado qui a souvent été grotesque la saison dernière et a été la risée du paddock par ses actions et sorties de piste ridicules. Tout est à faire dans cette écurie encore en reconstruction.

Force India, un retard qui pose question...

Après une saison 2014 compliquée, Force India a suscité beaucoup d'interrogations lors de la pré-saison. L'écurie indienne a, en effet, mis sur la piste sa monoplace 2015 très tardivement, lors des derniers essais de Barcelone. Ce retard dans la construction est sans doute un signe des soucis financiers qui touchent l'écurie propriété de VIjay Mallya, qui souffre autant que Lotus et Sauber à ce niveau. Mais, heureusement, la VJM08 s'est montrée rapidement fiable, ce qui est un point positif non négligeable. Reste que l'écurie n'a eu que peu de temps de piste pour pleinement comprendre sa monoplace, ce qui peut être un handicap dans la performance lors des premières manches de la saison. Sergio Pérez et Nico Hulkenberg devront donc sans doute faire le dos rond lors du début de cette saison et continuer lors des week-ends de Grand Prix le développement de leur monoplace, quand les autres chercheront la performance. Et il faudra aussi voir si l'écurie aura le moyens pour développer sa monoplace, le nerf de la guerre en F1.

Toro Rosso, deux rookies sinon rien...

Plus que leur monoplace 2015, l'inconnue chez Toro Rosso pour la saison à venir sera le niveau de compétitivité des deux pilotes désignés pour piloter la STR9, toujours pourvue du moteur Renault. Comme cela a été annoncée, et malgré l'insistance de Max Verstappen, annoncé titulaire dès la mi-saison 2014, et du patron de l'écurie Franz Tost, Red Bull et Helmut Marko ont décidé de ne plus faire confiance à Jean-Eric Vergne et ont titularisé à la place du Français un autre rookie, au nom tout aussi célèbre, Carlos Sainz... Jr. Le fils de l'ancien champion du monde des rallyes fera lui aussi ses débuts en F1 à Melbourne, mais il s'est déjà montré un ton en-dessous du fils de Jos Verstappen lors des essais de pré-saison, où le Néerlandais a pu faire étalage de sa pointe de vitesse et sa fiabilité dans le pilotage, quand l'Espagnol a multiplié les sorties de pistes. Plus que le développement de la monoplace, c'est le développement des pilotes qui sera le principal objectif de Toro Rosso cette saison, et les jeunes devront apprendre vite.

Sauber, ou comment repartir de loin ?

Brillante en 2013, Sauber est retombée dans l'anonymat en 2014. Pour 2015, l'écurie suisse change quasiment tout pour espérer ouvrir un nouveau chapitre de son histoire avec le retour d'une livrée bleue qui a longtemps été l'apanage des monoplaces de l'écurie de Peter Sauber. Côté pilotes, exit Esteban Gutierrez, Adrian Sutil et Giedo van der Garde, qui a pourtant un contrat pour 2015 et a obtenu gain de cause devant la justice australienne. Face à de graves difficultés financières, Sauber n'a pas eu le choix et a pris deux pilotes apportant un financement non négligeable. Essayeur chez Williams l'an dernier, et pilote à la qualité reconnue, Felipe Nasr a enfin sa chance comme titulaire en F1 avec le soutien du Banco do Brasil. Titulaire chez la défunte écurie Caterham, et qui ne s'est pas fait remarqué par ses performances, la saison dernière, Marcus Ericsson a une nouvelle chance chez Sauber, qu'il ne devra pas laisser passer. Reste à l'écurie d'Hinwil a leur fournir une monoplace performante, ce qui est incertain au vu des essais.

Manor, l'invité de dernière minute

On pensait l'écurie Marussia disparue, avec un sort comparable à celle de feue l'écurie Caterham, dont les actifs sont actuellement vendus aux enchères. Mais c'était sans compter sur l'acharnement de Graeme Lowdon, qui est parvenu à trouver un financement solide avec l'homme d'affaires Stephen Fitzpatrick. L'écurie qui a permis à Jules Bianchi de démontrer son talent au monde de la F1 a mis les bouchées doubles pour adapter son châssis 2014 aux nouvelles contraintes du règlement 2015, condition sine qua none pour être au départ. Sans aucune chance de briller, l'écurie Manor, elle reprend son nom originel, ou Manor-Marussia pour des raisons de règlement, sera au départ à Melbourne. Elle alignera deux pilotes sans une grande expérience de la F1 avec le Britannique Will Stevens, qui a fait ses débuts à Abu Dhabi la saison dernière lors de l'éphémère retour de Caterham, et de Roberto Merhi, pilote qui s'est fait remarqué en DTM et qui a été un temps essayeur chez Caterham. Rien ne dit que les monoplaces prendront le départ, règle des 107% en Q1 oblige, lors des premières courses, mais elles seront là, et c'est déjà pas mal !

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