Une rentrée théâtrale cinq étoiles, constellée de têtes d'affiche

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Une rentrée théâtrale cinq étoiles, constellée de têtes d'affiche
Une rentrée théâtrale cinq étoiles, constellée de têtes d'affiche

(AFP) - Franck Dubosc et Richard Berry, Michel Bouquet, Patrick Timsit ou Pierre Arditi : les stars se pressent sur les planches en cette rentrée théâtrale qui s'annonce des plus fastes avec du rire et des larmes, des créations, des reprises et d'inoxydables classiques.

Comédien à la foisonnante carrière, le grand Michel Bouquet revient sur scène à 86 ans avec l'un de ses rôles fétiches, Le roi se meurt, d'Eugène Ionesco.

Remontée par Georges Werler du 12 septembre au 8 novembre au Théâtre des Nouveautés, la pièce s'annonce comme l'un des principaux événements de cette rentrée. Michel Bouquet avait remporté avec Le roi se meurt le Molière du meilleur acteur en 2005.

Très attendus aussi, Patrick Timsit et Elsa Zylberstein joueront Les Derniers jours de Stefan Zweig au Théâtre Antoine du 27 septembre au 31 octobre. Le metteur en scène Gérard Gelas a demandé d'en faire une pièce de théâtre à Laurent Seksik, l'auteur du beau livre éponyme publié chez Flammarion.

A la surprise générale, Gelas a choisi l'humoriste Patrick Timsit pour camper le personnage du célèbre écrivain autrichien, qui s'est donné la mort en 1942 au Brésil où il avait fui le nazisme. Un sacré défi pour le comédien, habitué de one man shows moins désespérés.

L'ombre terrible du nazisme est aussi au coeur de la pièce Inconnu à cette adresse, de Kressmann Taylor, interprétée en septembre par Richard Berry et Franck Dubosc au Théâtre Antoine.

Ce texte bouleversant raconte au fil de la correspondance entre deux amis, un Allemand et un Juif américain, la montée de l'idéologie fasciste. L'un y adhère, l'autre en ressent l'horreur. Les rôles seront repris par Stéphane Guillon et Gaspard Proust en octobre puis par Jean-Paul Rouve et Elie Semoun jusqu'au 1er décembre.

Deux Molière

Francis Huster donne lui une nouvelle version du Journal d'Anne Frank jusqu'au 20 décembre au Théâtre Rive Gauche. Cette pièce de Eric-Emmanuel Schmitt montée par Steve Suissa dévoile comment un père apprend à connaître sa fille au-delà de la mort.

Du côté des classiques, Patrick Chesnais endossera le costume du faux dévot dans Le Tartuffe, mis en scène par Marion Bierry. Claude Brasseur, en Orgon, lui donnera la réplique au Théâtre de Paris à partir du 11 septembre. Trois cents ans après, la satire grinçante de Molière reste d'actualité...

Molière toujours. Le jeune sociétaire de la Comédie-Française Loïc Corbery incarnera un juvénile Dom Juan, au Théâtre éphémère de la Comédie-Française, du 18 septembre au 11 novembre, dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent.

C'est un nouvel auteur de théâtre de 87 ans, Jean d'Ormesson, qui a adapté pour la scène son livre La Conversation, paru en 2011. Le jeune Maxime d'Aboville, deux fois nommé aux Molières, campera Bonaparte se muant en Napoléon et Alain Pochet jouera le rôle du consul de Cambacérès, au Théâtre Hébertot du 2 octobre au 31 décembre.

Le populaire Pierre Arditi sera la tête d'affiche de Comme s'il en pleuvait de Sébastien Thiéry, comédie désopilante sur l'argent qui rend fou, au Théâtre Edouard VII, jusqu'au 30 novembre.

Robert Hirsch sera face à Isabelle Gélinas dans Le Père de Florian Zeller, tête-à-tête comique et tendre entre un père et sa fille, au Théâtre Hébertot, du 20 septembre au 30 décembre.

De son côté, Daniel Picouly jouera les cancres dans sa pièce La Faute d'orthographe est ma langue maternelle, mise en scène par Marie-Pascale Osterrieth, jusqu'au 6 octobre au Théâtre Tristan Bernard.

Enfin, du 13 septembre au 31 décembre, le Festival d'automne à Paris présentera de grands noms des scènes européennes ou des artistes méconnus hors de leurs frontières. Le vaste programme de la manifestation est disponible sur le site www.festival-automne.com.

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