Une rentrée littéraire d'hiver revigorante

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Avec ces 547 romans français et étrangers à paraître en janvier et février 2014, contre 525 pour la même période en 2013, la production progresse de 4,2% sur un an et représente l'offre la plus importante depuis l'hiver 2009, souligne Livres Hebdo kaczor5
Avec ces 547 romans français et étrangers à paraître en janvier et février 2014, contre 525 pour la même période en 2013, la production progresse de 4,2% sur un an et représente l'offre la plus importante depuis l'hiver 2009, souligne Livres Hebdo kaczor5

(AFP) - Temps fort de l'édition, la rentrée d'hiver fait la part belle en 2014 aux romans français, avec 352 titres sur 547 nouveautés, mêlant premiers romans et pointures comme Erik Orsenna ou Patrick Grainville, l'Américaine Donna Tartt ou l'Égyptien Alaa El Aswany.

Avec ces 547 romans français et étrangers à paraître en janvier et février 2014, contre 525 pour la même période en 2013, la production progresse de 4,2% sur un an et représente l'offre la plus importante depuis l'hiver 2009, souligne Livres Hebdo dans un dossier spécial.

Lors de la sacro-sainte rentrée de septembre, 555 romans français et étrangers étaient parus, avec alors en ligne de mire les prix littéraires.

Tout feu, tout flamme, les fictions françaises d'hiver atteignent leur plus haut niveau depuis six ans et progressent de 8% par rapport à 2013 où elles étaient 324. Signe de vigueur, les premiers romans n'ont jamais été aussi nombreux depuis 2010, avec 60 titres contre seulement 45 l'hiver 2013. Plusieurs d'entre eux évoquent l'enfance.

La rentrée étrangère enregistre une baisse de 3% avec 195 traductions contre 201 il y a un an. Mais le millésime 2014 est alléchant avec de grosses pointures comme "Le Chardonneret" (Plon), roman d'initiation à la Dickens de l'Américaine Donna Tartt, auteure du "Maître des illusions", ou "Automobile Club d'Egypte" (Actes Sud) de Alaa El Aswany, auteur de "L'immeuble Yacoubian", qui décrit les relations entre dominants et dominés par la voix de l'ancien valet de chambre du roi Farouk.

Sont également attendus les Britanniques Ian McEwan, avec "Opération Sweet Tooth" (Gallimard), et Hanif Kureishi (scénariste de "My Beautiful Laundrette") avec "Le dernier mot" (Bourgois).

Parmi les têtes d'affiche françaises, Erik Orsenna renoue avec le personnage de Madame Bâ dans "Mali, ô Mali" (Stock). Il y décrit avec verve le Mali d'aujourd'hui confronté au djihadisme et aux trafics.

Avec "Muchachas" (Albin Michel), la croqueuse de best-sellers Katherine Pancol se lance dans le premier volet d'une nouvelle série, après sa précédente trilogie vendue à plus de 6 millions d'exemplaires.

Alzheimer, don d'organe et prostate

Régis Jauffret, auteur de "Sévère" et "Claustria", raconte dans "La ballade de Ricker Island" (Seuil) l'histoire du viol d'une femme de chambre par le patron d'une institution internationale... Toute ressemblance avec un certain DSK ne serait pas fortuite !

Quant à l'inoxydable Philippe Sollers, il parle de Venise, de drogues et de sexe dans "Médium" (Gallimard).

Pierre Assouline nous entraîne dans "Sigmaringen" (Gallimard) dans un petit coin d'Allemagne, en septembre 1944, où se sont réfugiés membres du gouvernement de Vichy, collabos, miliciens et... Céline.

Dans "Un peu la guerre" (Grasset), troisième volume de sa trilogie "La vie poétique", Jean Rouaud, prix Goncourt 1990 pour son premier roman "Les champs d'honneur", nous plonge dans l'après mai 68.

Patrick Besson imagine les souvenirs d'une ancienne top model atteinte de la maladie d'Alzheimer dans "Mémoires de Clara" (Plon).

Quant à Maylis de Kérangal, prix Médicis en 2010, elle s'attaque au don d'organes et suit pendant 24 heures dans "Réparer les vivants" (Verticales) le périple du coeur du jeune Simon, en mort cérébrale, jusqu'à la transplantation cardiaque.

Pérégrinations hospitalières encore avec "L'Ablation" (Gallimard) de Tahar Ben Jelloun, Goncourt 1987. Un ami lui a demandé d'écrire l'histoire de son opération de la prostate, de ses peurs et de ses fantasmes, sans rien omettre.

Avec "Bison" (Seuil), Patrick Grainville, Goncourt 1976, nous emporte au début du XIXe siècle sur les traces de George Catlin, premier peintre à saisir sur le vif l'épopée des Indiens d'Amérique. Son oeuvre fascinera George Sand ou Baudelaire.

Lola Lafon explore dans "La petite communiste qui ne souriait jamais"(Actes Sud) la figure de la gymnaste Nadia Comaneci et le culte de la perfection dans la Roumanie de Ceaucescu.

Côté comédiens, Denis Podalydès publie son premier roman, "Fuir Pénélope" (Mercure de France) et Francis Huster son premier polar "Family Killer" (Le Passeur).

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