Une Pussy Riot dans l'enfer de la colonie pénitentiaire

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Nadejda Tolokonnikova, une des trois Pussy riot, a refusé de plaider coupable et a été condamnée à deux ans de camp de travail.
Nadejda Tolokonnikova, une des trois Pussy riot, a refusé de plaider coupable et a été condamnée à deux ans de camp de travail.

Les services pénitentiaires russes ont indiqué mardi qu'ils avaient placé en cellule d'isolement Nadejda Tolokonnikova, l'une des jeunes femmes emprisonnées du groupe Pussy Riot, qui a entamé une grève de la faim et s'est dite menacée de mort. "Tolokonnikova a été placée dans ce qu'on appelle un endroit sûr dans la colonie. Ce n'est pas une cellule disciplinaire", a indiqué un porte-parole du service cité par l'agence Interfax. "Elle se trouve dans une cellule isolée de 7 mètres carrés, dans des conditions confortables : un lit, un réfrigérateur et un W-C", a ajouté le porte-parole. Une information confirmée par l'avocat de la jeune femme, Irina Khrounova : sa cliente "a été placée dans un endroit sûr. [...] Elle ne m'a rien dit sur une cellule disciplinaire." Nadejda Tolokonnikova, 23 ans, qui purge une peine de deux ans dans une colonie pénitentiaire en Mordovie (600 km à l'est de Moscou), avait annoncé qu'elle avait entamé lundi une grève de la faim, se disant menacée de mort après avoir dénoncé les conditions de détention dans son camp de travail. Lundi, Nadejda Tolokonnikova avait transmis par son avocat une lettre à la presse, où elle faisait des conditions au camp de travail pour femmes n° 14 un récit pouvant rappeler des témoignages sur le Goulag soviétique.

"J'exige que l'on nous traite comme des êtres humains" La grève de la faim est "la seule issue pour moi dans cette situation [...] J'exige que l'on nous traite...

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