« Une politique de la terre brûlée inacceptable »

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« Une politique de la terre brûlée inacceptable »
« Une politique de la terre brûlée inacceptable »

Les bombardements sur Alep se poursuivent. Que fait la France, que fait l'Europe ?

Jean-Marc Ayrault. D'abord, la France ne se tait pas. Elle n'a cessé de dénoncer les crimes et la catastrophe humanitaire qui se déroulent à Alep. Depuis cinq ans et le début de ce qu'on a appelé le Printemps arabe, le régime de Bachar al-Assad réprime dans le sang l'opposition démocratique en Syrie et provoque ainsi la radicalisation d'une partie de ces opposants. Progressivement, une logique de guerre totale s'est imposée. La chute d'Alep ne mettra pas un terme à ce conflit. Seule une solution politique est susceptible de ramener la paix et la stabilité. Nous sommes prêts à en discuter avec tous nos partenaires, évidemment avec la Russie.

Les Russes ne semblent pas enclins à discuter avec les Occidentaux...

La Russie s'est engagée militairement en Syrie pour accompagner et sauver son allié Bachar al-Assad. Le régime syrien, la Russie et l'Iran prétendent mener une guerre contre le terrorisme mais se concentrent en fait sur l'opposition. C'est parce qu'ils ont donné la priorité à leurs opérations à Alep que Daech a ainsi pu reconquérir Palmyre. A Alep, il existe des groupes radicaux islamistes mais ils sont minoritaires. La Russie doit comprendre qu'une victoire au côté d'Assad ne lui permettra pas de gagner la paix. Car les bombardements alimentent la radicalisation et le terrorisme. Et la guerre va continuer. L'objectif est d'ouvrir une perspective de paix en Syrie. Dans cet esprit, notre contribution financière à la reconstruction n'est envisageable que si une véritable transition politique est engagée.

Que faire précisément ?

Tout d'abord, sauver les populations civiles. La France vient de proposer de mettre en place des observateurs de l'ONU afin d'organiser une évacuation des populations civiles d'Alep garantissant leur sécurité. Ensuite, il faut que les parties, régime comme opposition, reprennent le chemin de la table des ...

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