Une pétition pour faire évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

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    NANTES, 4 février (Reuters) - Le président du conseil 
régional des Pays de la Loire a lancé jeudi une pétition sur le 
site internet de la région pour « exiger l'évacuation de la 
ZAD » de Notre-Dame-des-Landes et faire cesser la « cacophonie » 
gouvernementale sur le sujet. 
    Bruno Retailleau (Les Républicains), qui a succédé en 
décembre au socialiste Jacques Auxiette, a pris cette initiative 
après que Ségolène Royal eut exclu tout recours à la force. 
  
    La ministre de l'Ecologie a également mandaté son 
administration pour étudier sous deux mois les projets 
« alternatifs ou complémentaires » à la construction de cet 
aéroport, en dépit de la « détermination » affichée par Manuel 
Valls pour faire aboutir ce projet controversé. 
    "Toute cette cacophonie ne peut plus durer, le président de 
la République ne peut pas tolérer plus longtemps que son Premier 
ministre soit en permanence recadré par l'une de ses ministres", 
souligne Bruno Retailleau, par ailleurs président du groupe LR 
au Sénat. 
    "Ségolène Royal bafoue l'autorité de Manuel Valls, mais elle 
bafoue aussi l'autorité de l'État », ajoute-t-il. « Cette 
attitude est insupportable de la part d'une ministre qui se 
range clairement du côté des zadistes ultra-violents plutôt que 
du côté des riverains qui sont leurs victimes. » 
    Bruno Retailleau entend avec cette pétition « donner la 
parole à tous les citoyens, qu'ils soient favorables ou opposés 
à l'aéroport, mais qui sont pour le respect de l'Etat de 
droit ». 
    La région entend promouvoir cette pétition via une campagne 
publicitaire dans la presse régionale et sur les réseaux 
sociaux. 
    Cette initiative intervient alors qu'entre 7.000 et 20.000 
personnes, selon les sources, ont manifesté le 9 janvier sur le 
périphérique de Nantes pour s'opposer aux expulsions des 
familles et agriculteurs qui refusent de quitter la ZAD ("zone à 
défendre") malgré les indemnités proposées. 
    Le juge de l'expropriation a donné le 25 janvier deux mois à 
ces opposants historiques au projet d'aéroport pour évacuer 
leurs habitations et leurs exploitations agricoles. 
    Ce délai contraint Aéroports du Grand Ouest (AGO), la 
filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d'aéroport, à 
n'entamer le défrichage du site qu'à l'automne en raison des 
impératifs imposés par la loi sur l'eau et le respect des 
espèces protégées. 
 
 (Guillaume Frouin, édité par Sophie Louet) 
 

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