Une (petite) bonne nouvelle pour les Français sur le front des salaires

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Les entreprises françaises prévoient d'augmenter les salaires de 2% en 2015, selon une enquête réalisée par le cabinet Altedia. Un chiffre proche de celui enregistré en 2014 mais, avec le faible niveau d'inflation actuel, accroît le gain de pouvoir d'achat.

C'est plutôt une bonne nouvelle dans le flot de mauvaises annoncées ces derniers jours (hausses des prix du timbre et de l'énergie ou encore de la redevance télévisuelle): les salaires devraient augmenter de 2%, en 2015. Tel le résultat d'une enquête du cabinet de conseil Altedia publiée vendredi. Un chiffre similaire à celui publié au début du mois de septembre par Deloitte et surtout aux prévisions des entreprises au mois de janvier. La plupart des prévisions pour 2015 publiées depuis septembre par différents cabinets, oscillent autour de 2%-2,5%.

Cette augmentation est certes proche de celle pratiquée en 2014 (+1,9%). Mais le gain théorique de pouvoir d'achat pour les salariés français sera supérieur une fois décompté le taux d'inflation: +1,1% en 2015, avec un taux d'inflation prévu par le gouvernement de 0,9%, contre +0,7% en 2014 (avec un taux d'inflation de 1,2%). Si le secteur privé retrouve quelque peu le sourire, ce ne sera en revanche pas le cas de leurs homologues du public, dont le point d'indice restera gelé en 2015 et dont l'ensemble de la masse salariale n'augmentera que de 0,3% par an d'ici 2017. Un chiffre bien inférieur à celui de l'inflation.

En attendant, cette année, l'évolution des rémunérations générales devrait être moindre qu'en 2013: +0,7% pour les cadres (contre +1,1% en 2013) et +1,1% pour les autres catégories (contre +1,3%). En revanche, les enveloppes distribuées au mérite individuel en 2014 se sont maintenues pour les cadres (à +1,8%) et ont augmenté davantage que l'an dernier pour les non-cadres (+1,4% après +1,2% en 2013). 69% des cadres ont eu en 2014 des augmentations individuelles, seulement la moitié (53%) des salariés des autres catégories.

Concernant l'intéressement (dispositif de redistribution aux salariés facultatif), la moitié des entreprises interrogées (48%) indiquent avoir augmenté en 2014 les sommes versées, 16% les ont réduites et 36% maintenues. Les non-cadres ont reçu en moyenne 1500 euros, les cadres 2100 euros. Au titre de la participation (obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés), 39% des entreprises rapportent des budgets en hausse. Elles sont presque aussi nombreuses à avoir réduit les versements, en moyenne de 1000 et 1400 euros selon la catégorie.

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  • jayce003 le samedi 4 oct 2014 à 18:35

    J ai eu exactement 7,01% d augmentation de salaire depuis 2009, ancienneté comprise. Bref ça paie même pas mes hausses d impots. Je vais sûrement vendre ma voiture pour payer ma taxe d habitation l année prochaine.

  • idem12 le samedi 4 oct 2014 à 17:52

    Pure coup de communication : en l'absence de croissance significative du CA, les entreprises doivent accroître leurs marges en réduisant le coefficient d'exploitation, donc les hausses de salaires...