Une personne sur huit est sous-alimentée, selon l'Onu

le
1
UNE PERSONNE SUR HUIT EST SOUS-ALIMENTÉE, SELON L'ONU
UNE PERSONNE SUR HUIT EST SOUS-ALIMENTÉE, SELON L'ONU

MILAN (Reuters) - Une personne sur huit dans le monde, soit 842 millions d'individus, est victime de sous-alimentation de façon chronique, ont annoncé mardi les trois agences de l'Onu concernées par le sujet.

Même si le chiffre donné par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international de développement agricole (Fida) témoigne de progrès au cours des dernières années, les agences préviennent que plusieurs pays risquent de ne pas atteindre l'objectif de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d'ici 2015.

"Ceux qui ont subi des conflits au cours des deux dernières décennies risquent le plus d'enregistrer des revers dans la réduction de la faim", disent les agences. "Les pays sans accès à la mer font face à des difficultés persistantes pour accéder aux marchés, tandis que les pays aux infrastructures médiocres et aux institutions faibles sont confrontés à des contraintes supplémentaires."

Les trois agences définissent la faim chronique, ou sous-alimentation, comme la situation de personnes qui n'ont "pas suffisamment de nourriture pour mener une vie saine et active".

Le chiffre de 842 millions d'individus concerne la période 2011-2013 et est inférieur aux 868 millions de personnes sous-alimentées, annoncées pour 2010-2012, et au 1,02 milliard d'entre elles dont les agences avaient fait état pour 2009.

Selon les agences de l'Onu, qui mettent en rapport leur chiffre avec la population mondiale, 12% d'entre elle ne mangent pas à leur faim, contre 17% en 1990-1992.

La grande majorité des personnes qui souffrent de la faim, soit 827 millions d'entre elles, vivent dans des pays en voie de développement, notamment Asie du Sud, où elles sont le plus nombreuses, et en Afrique, dont un habitant sur cinq ne mange pas à sa faim.

Agnieszka Flak; Julien Dury pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mcarre1 le mardi 1 oct 2013 à 12:29

    On lutte contre la faim dans le monde, c'est très bien. Du coup, la population augmente plus vite. Plus de monde c'est plus d'habitat donc moins de cultures. C'est aussi plus de consommation donc une aggravation de l'épuisement des ressources naturelles. On va donc droit dans le mur si on ne sait pas stopper l'explosion démographique ce qui aura bien sûr une répercussion directe sur la croissance. Il va dont falloir savoir gérer aussi la non-croissance.