Une peine d'un an de prison prononcée contre Berlusconi

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PEINE D'UN AN DE PRISON PRONONCÉE CONTRE SILVIO BERLUSCONI POUR VIOLATION DU SECRET DE L'INSTRUCTION
PEINE D'UN AN DE PRISON PRONONCÉE CONTRE SILVIO BERLUSCONI POUR VIOLATION DU SECRET DE L'INSTRUCTION

par Manuela D'Alessandro

MILAN (Reuters) - La justice milanaise a condamné jeudi l'ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi à un an de prison dans le cadre d'une affaire de violation du secret de l'instruction relative à un scandale bancaire remontant à 2005.

Ce scandale avait trait à une tentative d'acquisition de la Banca Nazionale del Lavoro (BNL) par l'assureur Unipol.

Silvio Berlusconi, qui nie toute malversation, ne devrait toutefois purger aucune peine de prison puisque les charges retenues contre lui seront prescrites mi-septembre, soit bien avant que puisse se dérouler une procédure d'appel.

En apprenant sa condamnation, il a une nouvelle fois dénoncé la partialité de magistrats motivés, selon lui, par des considérations politiques.

"Il est vraiment impossible de tolérer une telle persécution judiciaire qui dure depuis vingt ans et qui est ravivée à chaque fois qu'il y a des moments particulièrement complexes dans la vie politique du pays", a-t-il dit dans un communiqué.

Dans l'affaire BNL-Unipol, le "Cavaliere", âgé de 76 ans, a été reconnu coupable d'avoir fait publier dans Il Giornale, appartenant à son frère Paolo, la transcription d'un enregistrement qui aurait dû rester secret dans le cadre de l'instruction.

Son avocat, Piero Longo, a dit ne pas être étonné de la décision des juges milanais. "Je ne suis pas surpris étant donné que nous sommes à Milan et que l'affaire concernait Berlusconi", a-t-il dit aux journalistes.

"IL CAVALIERE" BLANCHI DANS UNE AUTRE AFFAIRE

"Mais je suis inquiet et consterné car pour moi les éléments à charge étaient faibles, contradictoires, voire totalement inexistants", a-t-il ajouté.

Paolo Berlusconi, pour sa part, a été condamné à deux ans et trois mois de prison.

Le tribunal a aussi accordé 80.000 euros de dédommagements à Piero Fassino, qui dirigeait à l'époque les Démocrates de gauche, alors le premier parti de centre gauche, et dont les propos enregistrés avaient été rapportés dans Il Giornale.

Pour Piero Fassino, le journal de Paolo Berlusconi a publié ces propos juste avant les élections de 2006 pour faire croire que le dirigeant de centre gauche voulait exercer des pressions indues dans l'affaire BNL-Unipol.

BNL est par la suite devenue une filiale de BNP Paribas.

Silvio Berlusconi est également en procès actuellement dans le cadre de deux autres affaires, pour fraude fiscale présumée et incitation à la prostitution de mineure.

Dans cette affaire, les avocats de Silvio Berlusconi ont demandé un report de l'audience prévue vendredi arguant du fait que leur client "souffrait d'un grave problème de la vue", a-t-on appris de source judiciaire.

En revanche, la plus haute cour d'appel italienne a confirmé mercredi soir un jugement antérieur qui blanchissait Silvio Berlusconi de fraude fiscale dans une affaire impliquant sa société Mediatrade.

Celle-ci, qui correspond à la filiale droits de diffusion de Mediaset, était accusée d'avoir acquis des droits de diffusion de films à des prix artificiellement gonflés afin de frauder le fisc à hauteur de 10 millions d'euros en 2004.

Avec Sara Rossi et Virginia Alimenti; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français

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  • pierry5 le jeudi 7 mar 2013 à 14:07

    Pardon ... si ce serait.....

  • pierry5 le jeudi 7 mar 2013 à 14:06

    Je vois mal Berlu en prison mais ci ce serait le cas il ferait un bon Dalton ( Le petit ) avec un maillot rayé.

  • M5462830 le jeudi 7 mar 2013 à 13:27

    mafioso