Une pause à la cantine du futur

le , mis à jour à 07:31
0
Une pause à la cantine du futur
Une pause à la cantine du futur

Dans les tours de verre et d'aluminium Citylights, le midi, on ne va plus à la cantine. Ni à la cafétéria. « On se retrouve au square ! », fanfaronne Edwige, salariée de SoLocal (ex-Pages jaunes), entreprise de 2 000 salariés qui a élu domicile dans ce bâtiment flambant neuf de l'Ouest parisien en mai dernier. Plus d'une fois cet été, les salariés ont eu droit aux poivrons rouges comme « légumes bios ».

 

Ces employés plutôt bien lotis défilent au chic Nooba, le restaurant asiatique du 1er étage géré par le groupe Sodexo - le leadeur de la restauration collective en France - où ils ont le choix entre une soupe de nouilles poulet-wasabi, ce condiment japonais vert et piquant, et le bim bim bap, un plat coréen recouvert d'un œuf au plat. Ceux qui se rabattent sur le restaurant libre-service traditionnel voisin hésitent entre une escalope de porc français sauce miel vinaigré ou le « poisson de mon enfance ». En l'occurrence, un pavé de colin compris dans le « menu malin » à 4,50 €. Le pays d'origine des poissons et de la viande est indiqué. Sous chaque plat, un pictogramme indique le sans-gluten, les allergènes.

 

C'est sur ce site emblématique du Grand Paris, situé en bord de Seine, qui rassemble de prestigieux sièges d'entreprise comme ceux de General Electric ou Alstom, des salariés du monde entier et où l'on manie autant l'anglais que le français, que Sodexo, d'ordinaire très discret (voir encadré), vient d'ouvrir son restaurant dernier cri. Une vitrine pionnière en France, baptisée « concept 360 ». Une cantine à mille lieues des cantines habituelles, leurs lots de hachis parmentiers en barquette d'aluminium et cordons-bleus ramollos.

 

Ouverts aux salariés dès 7 heures et jusqu'à tard le soir, les restaurants sont connectés au wi-fi. La cantine devient donc un nouvel espace de travail où les salariés, notamment ceux de la génération Y, sont plus enclins à rester sur place ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant