Une partie de la Grande barrière de corail mourante-chercheurs

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    SYDNEY, 30 mai (Reuters) - La Grande barrière de corail est 
affectée par un phénomène de blanchissement massif de ses coraux 
dans ses parties nord et centrale qui se traduit par la 
destruction de 35% de ses coraux dans certains endroits, ont 
annoncé lundi des scientifiques australiens. 
    Le site, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, 
représente des recettes touristiques de cinq milliards de 
dollars australiens (3,2 milliards d'euros) chaque année. 
    Après survol ou examen sous-marin de 84 récifs dans la 
région, les scientifiques ont dit que les conséquences de la 
décoloration étaient plus sévères qu'ils ne l'avaient imaginé. 
    "Cette année est la troisième fois en 18 ans que la Grande 
barrière de corail connaît un blanchissement de masse dû au 
réchauffement climatique et l'épisode actuel est beaucoup plus 
fort que ce que nous avons pu mesurer auparavant", a déclaré le 
professeur Terry Hughes, directeur de l'ARC Centre of Excellence 
for Coral Reef Studies à l'université James Cook. 
    Le blanchissement se produit quand l'eau est trop chaude, ce 
qui force les coraux à expulser des algues vivantes, entraîne 
une calcification et les fait devenir blancs. Un corail 
moyennement blanchi peut récupérer si la température baisse. 
    Les scientifiques estiment que le changement climatique est 
la cause profonde du phénomène, même si son impact a été 
renforcé par un effet En Nino de températures anormalement 
élevées de l'eau par rap 
    A la veille du week-end, le gouvernement australien a 
annoncé ne pas avoir transmis sa contribution à un rapport des 
Nations unies sur les conséquences du changement climatique sur 
le sites classés au Patrimoine mondial, laissant entendre qu'il 
craignait des retombées négatives en terme de tourisme. 
    Le rapport, "The World Heritage and Tourism in a Changing 
Climate", qui a donc été publié vendredi sans les contributions 
des scientifiques australiens, a suscité la colère des personnes 
concernées qui n'avaient pas été informées de la suppression de 
leurs contributions. 
    En mai dernier, le Comité du patrimoine mondial a failli 
placer la Grande barrière de corail sur sa listes des sites "en 
danger". 
    L'Australie est un des principaux émetteurs de carbone par 
habitant en raison de ses centrales électriques alimentées aux 
charbon. 
    Malgré ses promesses de réduire ses émissions de gaz 
carbonique, l'Australie continue à soutenir des projets basés 
sur les carburants fossiles et notamment le projet de la mine de 
charbon Carmichael dans le bassin houiller Galilée dans le 
Queensland. 
 
 (Colin Packham; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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