Une otage américaine violée par Al Baghdadi avant de mourir-sces

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WASHINGTON, 15 août (Reuters) - Kayla Mueller, une humanitaire américaine morte alors qu'elle était otage de l'Etat islamique, a été violée à de multiples reprises par le chef de l'organisation islamiste, Abou Bakr al Baghdadi, durant sa captivité en Syrie, ont déclaré vendredi des responsables américains. L'information a été rapportée dans un premier temps par ABC News, selon laquelle les parents de Kayla Mueller ont été informés par les autorités américaines que leur fille, morte à 26 ans, avait été victime de violences sexuelles de la part du chef de l'organisation Etat islamique. "On nous a dit que Kayla avait été torturée, qu'elle était la propriété d'Al Baghdadi. C'est ce que le gouvernement nous a dit en juin", ont déclaré les parents de la jeune femme, Carl et Marsha Mueller, cités par ABC News. Les responsables américains interrogés par Reuters se sont exprimés sous le sceau de l'anonymat et la Maison blanche a refusé de répondre aux questions à ce sujet. L'Etat islamique a annoncé en février que Kayla Mueller, originaire de l'Arizona, était morte dans un bombardement de l'aviation jordanienne contre le bâtiment dans lequel elle était détenue aux abords de Rakka, fief de l'EI dans le nord de la Syrie. Des responsables jordaniens et américains ont émis des doutes sur cette version alors que la jeune femme avait été enlevée un an et demi auparavant. Arrivée en Turquie en décembre 2012, Kayla Mueller travaillait pour une organisation humanitaire turque venant en aide à des réfugiés syriens le long de la frontière avec la Syrie. Elle a été enlevée en août 2013 à la sortie d'un hôpital à Alep, dans le nord de la Syrie. Abou Bakr al Baghdadi a personnellement fait en sorte que la jeune femme soit détenue au domicile en Syrie d'Abou Sayyaf, un responsable tunisien de l'Etat islamique tué en mai dans une opération américaine, ont dit des responsables de la lutte antiterroriste à ABC News au cours des derniers mois. Les informations relatives au rôle joué par Abou Bakr al Baghdadi, calife autoproclamé de l'Etat islamique, dans la captivité et les violences sexuelles subies par Kayla Mueller proviennent de sources diverses, notamment d'entretiens avec au moins deux adolescentes yazidies exploitées comme esclaves sexuelles dans la résidence d'Abou Sayyaf et de l'interrogatoire de la femme de ce dernier, Oumm Sayyaf, capturée par les forces américaines durant l'opération ayant coûté la vie à son mari, selon ABC News. (Mark Hosenball et Will Dunham; Bertrand Boucey pour le service français)

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