Une organisation dénonce une attaque aux gaz toxique en Syrie

le
0
    BEYROUTH, 2 août (Reuters) - Un groupe humanitaire opérant 
dans les territoires contrôlés par les rebelles en Syrie a 
déclaré mardi qu'un hélicoptère avait largué dans la nuit des 
bonbonnes de gaz toxique au-dessus de la ville de Sarakeb, à 
proximité de l'endroit où un hélicoptère russe avait été abattu 
quelques heures plus tôt.  
    Un porte-parole de la Protection civile syrienne a affirmé 
que 33 personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, 
avaient été touchées par le gaz à Sarakeb, dans la province 
d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. 
    Les bénévoles de la Protection civile, qui se sont rendus 
sur les lieux de l'attaque, suspectent que le gaz utilisé était 
du chlore mais n'ont pas pu le vérifier. 
    Sur une vidéo de l'association postée sur Youtube, on peut 
voir des hommes peinant à respirer prendre des masques à oxygène 
auprès des "casques blancs" de la protection civile.  
    Selon le porte-parole de l'organisation, il s'agirait de la 
deuxième attaque au gaz toxique à Sarakeb. Le groupe suspecte 
également que du gaz chloré a été à l'origine de neuf autres 
incidents dans la province d'Idlib depuis le début du conflit. 
    Des enquêteurs de l'Onu ont établi qu'une attaque au gaz 
sarin avait fait plus d'un millier de morts dans la banlieue de 
Damas en août 2013. Les pays occidentaux avaient alors accusé le 
régime de Bachar al Assad, mais le gouvernement comme les forces 
d'opposition ont toujours nié avoir utilisé des armes chimiques. 
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a également 
rapporté que des barils d'explosifs étaient tombés sur Sarakeb 
lundi dans la soirée, blessant de nombreux civils.   
    Le ministère de la Défense russe a annoncé lundi qu'un 
hélicoptère de transport de l'armée russe avait été abattu à 
proximité de cette même ville de Sarakeb, tuant ses cinq 
occupants.   
    L'hélicoptère de transport militaire Mi-8 s'est écrasé après 
avoir livré, selon le Kremlin, une aide humanitaire vers la 
ville d'Alep, plus à l'est. Il retournait vers la principale 
base aérienne russe dans la province côtière de Lattaquié.    
 
 (Lisa Barrington, Laura Martin pour le service français, édité 
par Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant