Une opposition éclatée face à la transition

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En Égypte, une mise à l'écart du président Hosni Moubarak devrait provoquer une recomposition politique.

«L'Égypte est unie contre Hosni Moubarak»: sur la pancarte qu'elle brandit fièrement au milieu de la place Tahrir, Nagwa, 19 ans, résume le sentiment des centaines de milliers d'Égyptiens qui ont investi les rues de la capitale, et leur principale revendication. Mais comment transformer cette vague populaire en force de changement? C'est le casse-tête auquel est désormais confrontée l'opposition égyptienne.

Si «la révolution n'appartient à personne», comme le rappelait mardi l'écrivain Alaa el-Aswany, les opposants doivent déjà préparer une éventuelle transition. D'autant que le départ du raïs n'est, au moins dans un premier temps, pas synonyme de chute d'un régime qui s'est employé depuis trente ans à empêcher toute alternative crédible d'émerger. Un laminage de l'opposition qui a culminé, en décembre, par son exclusion d'un Parlement dominé à 95% par le Parti national démocrate (PND), après un scrutin marqué, comme les précédents, par des fraudes m

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