Une offre italienne pour prendre les commandes du Club Med

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Une offre italienne pour prendre les commandes du Club Med
Une offre italienne pour prendre les commandes du Club Med

L'Italien Andréa Bonomi est passé à l'action au dernier moment pour tenter de reprendre le Club Med. L'industriel a lancé ce lundi après-midi une offre publique d'achat à 21 euros par action. Il avait jusqu'à 18 heures pour se manifester : c'était le délai butoir que l'AMF, le gendarme de la Bourse lui avait fixé pour dire s'il lançait une contre offre pour prendre les rênes du fleuron du tourisme déjà courtisé par le duo franco-chinois Ardian et Fosun. 

Bonomi promet «150 millions d'investissements supplémentaires, au-delà du plan de la société, pour accélérer son développement», selon un communiqué. L'industriel prévoit six nouveaux village sur quatre ans, dont certains pourront être des rachats. Dans sa stratégie, il compte doubler les ventes en ligne. 

Un peu plus tôt dans l'après-midi, alors que l'officialisation de l'annonce de la la contre OPA était imminente, le cours du titre a été suspendu à la Bourse de Paris «à la demande de la société», selon un avis financier de l'opérateur boursier Euronext. Le titre progressait de 2,74% à 19,51 euros au moment de sa suspension.

790 M? contre 556 M?

Bonomi s'est associé avec Sol Kerzner, une homme d'affaire sud-africain, et GP investments, un fond d'investissement brésilien, les deux ont 10% chacun. Leur offre valorise le groupe à 790 millions d'euros. Ce qui est 22% plus élevé que celle d'Ardian-Fosun. 

Le tandem s'était manifesté il y a un an déjà pour reprendre l'entreprise fondée par Gilbert Trigano et Gérard Blitz en 1950 et qui compte aujourd'hui 80 villages-vacances répartis dans le monde. Cette offre conjointe du fonds d'investissement Ardian et du groupe chinois Fosun, qui valorise l'entreprise à 556 millions d'euros, et qui a été approuvée par le conseil du Club Med, est au point mort depuis le recours d'actionnaires minoritaires qui la jugent sous-dimensionnée.

Le 2 juin dernier, le Club Med avait accepté ...

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  • d.e.s.t. le lundi 30 juin 2014 à 17:43

    C'est ça l'économie libérale, ça nous change de l'économie socialiste de déroute de tous les jours!