Une oeuvre d'art par immeuble: les promoteurs s'engagent avec le ministère de la Culture

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Selon le ministère, environ un millier d'oeuvres pourraient être ainsi commandées ou installées chaque année dans des immeubles. (Alexander Demyanenko/shutterstock.com)
Selon le ministère, environ un millier d'oeuvres pourraient être ainsi commandées ou installées chaque année dans des immeubles. (Alexander Demyanenko/shutterstock.com)

(AFP) - Acquérir une œuvre d'art pour chaque construction ou rénovation d'immeuble et l'installer dans le bâtiment: cet engagement original a été pris mercredi par treize poids-lourds de l'immobilier signataires d'une charte "l immeuble, 1 oeuvre" avec le ministère de la Culture.

La charte a été paraphée par Accor, Ardian, BNP Paribas Real Estate, Bouygues Bâtiment Île-de-France/Sodearif,Bpd Marignan, Compagnie de Phalsbourg, Eiffage Immobilier, Emerige, Gecina, Hines France, OGIC, Pitch Promotion et Vinci Immobilier.

Selon le ministère, environ un millier d'oeuvres pourraient être ainsi commandées ou installées chaque année dans des immeubles. 

Apporter "l'art dans la vie, dans le lieu le plus quotidien qui soit, ce lieu où l'on réside, ce lieu où l'on travaille, ce lieu où l'on est de passage, c'est l'ambition d'+1 immeuble, 1 oeuvre+", a déclaré la ministre de la Culture, Fleur Pellerin lors de la signature.

Selon la charte, ces entreprises s'engagent à faire appel à un(e) artiste par commande ou à acheter une oeuvre existante "pour les immeubles ou les programmes d'immeubles qu'ils mettent en oeuvre", et ce quelle que soit la taille du programme. 

Pour effectuer leur choix, ces entreprises pourront faire appel à l'expertise des services du ministère, notamment celle des FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain). Beaucoup de ces acteurs de l'immobilier ont en effet des filiales décentralisées. 

Les entreprises prendront "en charge les coûts de production et d'installation de l'œuvre commandée" et veilleront "à une juste rémunération de l'artiste". La galerie ou le représentant de l'artiste, s'il en a, seront associés. 

Un comité stratégique chargé de délivrer le label "1 immeuble, 1 oeuvre" réunit les premières entreprises signataires, deux représentants du ministère et trois personnalités qualifiées, nommées pour trois ans. Fleur Pellerin a choisi le président du Palais de Tokyo, Jean de Loisy, l'artiste Fabrice Hyber et la galeriste Marion Papillon.

Les premiers projets retenus feront l'objet d'une exposition au Palais de Tokyo début 2017. A cette occasion, seront remis un Grand prix, un prix de l'Emergence et un prix du public.   

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  • M7093115 le jeudi 17 déc 2015 à 15:29

    bientôt une "oeuvre d' art "dans chaque paquet de bonux.....

  • jean.e1 le jeudi 17 déc 2015 à 13:05

    un god geant ou un vagin geant lol

  • dlabore le jeudi 17 déc 2015 à 10:13

    encore un moyen de financer les copains barbouilloux comme les 1% des œuvres dans les lieux publics, pas grave ,se sont les nouveaux proprio qui paient

  • vmcfb le jeudi 17 déc 2015 à 08:59

    Il n'y a que très peu de place pour les institutionnels dans l'Art..On devrait supprimer les FRAC.

  • heimdal le jeudi 17 déc 2015 à 07:35

    C'est sûr qu'avec 5,64 millions de chômeurs ,les gens sont demandeurs d'art !