Une nouvelle étude accuse les OGM de provoquer des tumeurs

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Une enquête secrète menée pendant deux ans par des chercheurs français, démontre l'impact négatif de la consommation de maïs OGM sur une longue durée. Les rats nourris au maïs OGM ont deux à trois plus de tumeurs que ceux qui n'en ont pas consommé.

C'est la revue scientifique Food and Chemical Toxicology qui a publié un article sur le sujet le 18 septembre, poussent les médias français à diffuser l'information, qui ne devait pas paraître avant la fin de journée. L'étude intitulée « Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant gentically modified maize » a été menée par le Comité de recherche et d'information inédpendantes sur le Génie génétique (CRIIGEN) fondé par Corinne Lepage, la députée européenne ancienne ministre de l'Ecologie (de 1995 à 1997).

La fondation suisse Charles Leopold Mayer qui finance des projets « pour le progrès de l'homme » a participé au financement des 3,2 millions d'euros nécessaires à l'étude. Des industriels tel que Gérard Mulliez le directeur d'Auchan ont aussi participé.

Cette étude serait la première réalisée sur deux ans ce qui correspond à la durée de vie d'un rat. Un groupe de rat a été nourri au maïs OGM NK603, un autre avec le maïs OGM traité au pesticide Roundup et un autre avec du maïs non-OGM traité au Roundup. Au bout du quatrième mois de l'étude les premières tumeurs sont apparues sur les rats femelles. Or les tests réalisés précédemment par les entreprises productrices d'OGM ne dépassaient pas 90 jours selon l'étude.

L'expérience est dirigée par le professeur Gilles Eric Séralini, président du conseil scientifique du Criigen. Il est connu pour ses publications scientifiques anti-OGM et est radicalement opposé à la Commission du génie biomoléculaire aujourd'hui appelé Haut Conseil des biotechnologies qui étudie les risques liés à l'utilisation des OGM. Pour ces raisons il est vivement critiqué par d'autres scientifiques pro-OGM.

La commercialisation des OGM est autorisée dans certains pays depuis quinze ans. En France et dans la majorité des Etats membres de l'Union européenne, le sujet fait encore débat et est loin d'être réglé. Entre lobbying et manque d'informations la question de l'impact des OGM reste délicate. En 2005, un documentaire publié sur Canal+, « OGM, l'étude qui accuse » avait fait polémique car jugé trop parti pris. La sortie de la nouvelle étude coïncide avec la publication de deux livres, l'un du professeur Gilles Eric Séralini, l'autre de Corinne Lepage et la diffusion d'un documentaire sur l'étude, de quoi relancer le débat sur les OGM.

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  • fquiroga le jeudi 20 sept 2012 à 10:05

    Combien d'études faudra t'il sortir pour banner les OGM en général et Monsanto en particulier???