Une nouvelle candidature de Merkel fait de moins en moins de doute

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    BERLIN, 17 octobre (Reuters) - Les dirigeants de la droite 
allemande sont de plus en plus persuadés qu'Angela Merkel 
briguera un quatrième mandat de chancelière en septembre 2017 en 
dépit du recul de sa popularité sous l'effet de la crise 
migratoire. 
    Au pouvoir depuis 2005, la présidente de l'Union chrétienne 
démocrate (CDU), qui est âgée de 62 ans, réserve pour l'heure sa 
décision, qu'elle annoncera "en temps voulu".  
    En septembre, alors que son parti subissait de graves revers 
dans deux élections régionales, dans le land de 
Mecklembourg-Poméranie occidentale et dans la ville-Etat de 
Berlin, elle a déclaré qu'elle était toujours motivée par sa 
tâche.  
    Pour Peter Tauber, secrétaire général de la CDU, aucune 
personnalité autre que la chancelière ne devrait briguer la tête 
du parti lors du congrès prévu en décembre et, par voie de 
conséquence, sa succession à la tête du gouvernement fédéral. 
    "Pour ce que j'en sais, nul autre ne se prépare à briguer ce 
poste", a-t-il dit dans une interview publiée dimanche par le    
 Tagesspiegel. 
    L'actuelle ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, 
souvent présentée comme possible successeur, a déclaré pour sa 
part lors d'une réunion lundi avec des commandants militaires 
qu'elle espérait poursuivre sa tâche ministérielle au-delà des 
élections de septembre 2017. 
    Quant à Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre-présidente du 
land de la Sarre interrogée sur la présidence de la CDU, elle a 
répondu: "Il y aura une candidate" et ajouté que celle-ci serait 
élue avec une confortable majorité.  
    La crise des migrants, et le rejet par une partie de 
l'opinion allemande de sa politique d'ouverture, a fait chuter 
la popularité de Merkel, passée à 45% de bonnes opinions, son 
plus bas niveau en cinq ans, et entraîné un recul de la CDU dans 
les intentions de vote. 
    La chancelière a depuis modifié son discours, reconnaissant 
que son gouvernement s'était insuffisamment préparé à l'accueil 
de centaines de milliers de réfugiés en 2015 et répudiant sa 
phrase-slogan "Wir schaffen das" ("Nous y arriverons") qu'elle a 
longtemps opposée aux doutes de l'opinion sur les capacités de 
la société allemande à intégrer ces nouveaux arrivants. 
  
    Selon un sondage Infratest Dimap publié le 6 octobre, sa 
cote de popularité s'est redressée depuis lors, 54% des 
Allemands interrogés se déclarant satisfaits de son travail.     
 
 (Andreas Rinke et Andrea Shalal; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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