Une New-Yorkaise retrouve le SOS d'un bagnard chinois dans ses emplettes

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La lettre appelant à l'aide signée Tohnain Emmanuel Njong.
La lettre appelant à l'aide signée Tohnain Emmanuel Njong.

Un appel à l'aide caché dans un sac. Alors qu'elle cherche son reçu dans le sac qui contient les bottes qu'elle vient d'acheter chez Saks, un grand magasin de la prestigieuse 5e Avenue new-yorkaise, Stephanie Wilson découvre une lettre qui ne la laisse pas de marbre. "À l'aide, à l'aide, à l'aide", a écrit Tohnain Emmanuel Njong au stylo bleu. Le message est accompagné de la photo de cet homme en tenue orange qui explique être détenu illégalement dans une prison chinoise. "Nous sommes maltraités et travaillons comme des esclaves treize heures chaque jour pour fabriquer ces sacs dans l'usine de la prison", assure Tohnain Emmanuel Njong, avant de conclure sa lettre par un "Merci, et désolé de vous embêter". Après avoir trouvé ce cri du coeur, la jeune femme de 28 ans, qui ne "pouvait pas croire ce qu'(elle) lisai(t)", prévient aussitôt l'ONG basée à Washington qui lutte pour les droits des prisonniers chinois, la Laogai Research Foundation. L'organisation se sert alors de l'adresse e-mail laissée au dos de l'appel à l'aide pour tenter de retrouver le prisonnier chinois. En vain, puisque l'adresse ne fonctionne plus. Des cas similaires Mais l'ONG, fondée par Harry Wu, un homme qui a passé dix-neuf ans dans l'usine d'une prison chinoise, ne se laisse pas abattre. Elle adresse la lettre de Tohnain Emmanuel Njong au Département américain de la sécurité intérieure, qui a déjà eu connaissance de cas similaires. Notamment celui d'une...

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