Une mise en examen confirmée à Paris pour le Beach de Brazzaville

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PARIS, 9 octobre (Reuters) - La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la mise en examen du général congolais Norbert Dabira pour crimes contre l'humanité dans l'enquête sur l'affaire des disparus du Beach de Brazzaville en 1999, a-t-on appris de source judiciaire. Interpellé fin août 2013 en région parisienne, l'ancien Inspecteur général des Armées du Congo contestait sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui a rejeté jeudi ses requêtes en nullité. "Les manoeuvres dilatoires de la défense dans cette affaire ont une fois de plus été écartées", ont réagi dans un communiqué la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), la Ligue française des droits de l'Homme et du citoyen (LFH) et l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH). "La procédure doit se poursuivre en France et mener à un procès, c'est le seul espoir de justice pour les victimes et les proches des disparus, qui ne sont jamais parvenus à obtenir justice dans leur pays", ajoutent les associations, à l'origine des poursuites en France. Une information judiciaire a été ouverte en France en 2002 sur les circonstances de la disparition, en 1999, de 350 Congolais au Beach, principal port de Brazzaville sur le fleuve Congo. Réfugiés en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) après avoir fui la guerre civile, ils avaient disparu à leur retour. En 2005, un tribunal congolais a acquitté 15 suspects dans cette affaire, poussant le président Denis Sassou Nguesso à parler d'un dossier "clos". La Cour d'appel de Paris avait annulé en 2004 l'intégralité de la procédure ouverte en France pour "crimes contre l'humanité" mais la Cour de cassation a cassé cette décision en 2007, permettant à l'instruction de reprendre. Brazzaville avait qualifié ce retournement de situation de "grave affront" à sa souveraineté, susceptible de nuire à la coopération bilatérale. La procédure judiciaire avait déjà provoqué un incident diplomatique en avril 2003 avec la mise en examen et la brève incarcération en France du chef de la police congolaise, Jean-François N'Dengue. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • M6437502 le jeudi 9 oct 2014 à 14:05

    Et que viennent faire en France tous ces fossoyeurs des pays africains?