Une méprise à l'origine de "l'affaire" du Furosémide

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UNE MÉPRISE À L'ORIGINE DE "L'AFFAIRE" DU FUROSÉMIDE
UNE MÉPRISE À L'ORIGINE DE "L'AFFAIRE" DU FUROSÉMIDE

PARIS (Reuters) - Une simple méprise est à l'origine du rappel exceptionnel en France du Furosémide Teva 40 mg, dont l'inversion supposée avec un somnifère avait conduit justice et pouvoirs publics à diligenter des enquêtes en relation avec plusieurs décès.

Le parquet de Paris a classé sans suite fin juin l'enquête préliminaire sur le Furosémide "en l'absence d'infraction". Une erreur de conditionnement, voire une malveillance, avaient un temps été soupçonnées.

L'alerte avait été donnée le 8 juin par un pharmacien de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) dont l'une des patientes avait signalé une inversion présumée entre le diurétique Furosémide et le somnifère Zopiclone, deux médicaments des laboratoires Teva.

"Nous avons eu accès au rapport de gendarmerie qui a conduit le parquet de Paris à classer sans suite cette affaire", a expliqué mardi sur Europe 1 Eric Roche, le président de Teva France.

"Ce rapport conclut que la seule hypothèse probable (...) est que la patiente ait positionné un comprimé de Zopiclone Teva dans un blister de Furosémide Teva", a-t-il précisé.

Agée de 76 ans, vivant seule, elle a pour habitude d'ouvrir à l'avance ses tablettes de médicaments pour placer les comprimés dans un pilulier. Elle repositionne systématiquement les comprimés "en trop".

"Elle a repositionné dans la mauvaise alvéole de la mauvaise boîte un comprimé", a dit Eric Roche. "Elle le fait de façon consciencieuse, parce qu'elle referme parfaitement les opercules en aluminium, ce qui fait que l'assistante du pharmacien de Saint-Malo n'a pas pu se rendre compte que ce blister avait été ouvert et refermé".

"Tout le monde est de bonne foi, il n'y a pas de malveillance, il n'y a pas la volonté de nuire, juste la maladresse d'une dame âgée", a souligné le patron des laboratoires Teva.

"C'est pour cela que de la même façon que le parquet a classé l'affaire sans suite, nous ne donnerons pas de suites judiciaires pour ce qui nous concerne", a-t-il conclu.

Sophie Louet

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