« Une mauvaise loi, ça s'abroge »

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« Une mauvaise loi, ça s'abroge »
« Une mauvaise loi, ça s'abroge »

Si la Manif pour tous avait mis l'accent sur le thème de la filiation, hier, lors de son défilé parisien, elle n'en avait pas pour autant oublié son socle : son opposition à la loi Taubira ayant ouvert le mariage aux couples de même sexe en mai 2013.

 

Les nombreuses pancartes affublées du slogan « une mauvaise loi ça s'abroge » en étaient la preuve. « Cette décision est à l'origine de tout. On a ouvert la boîte de Pandore avec le mariage homosexuel, s'est ensuivie l'adoption pour ces couples, et maintenant nous nous dirigeons tranquillement vers la PMA sans père (NDLR : procréation médicalement assistée) et la gestation pour autrui (GPA) où les femmes sont réduites au rôle de ventre. On nous taxe de conservateurs, moi je dis que nous sommes féministes », annonce avec beaucoup de verve Jean, 53 ans, venu d'Avon en Seine-et-Marne. Sa femme, Bénédicte, acquiesce, plus tranquille et l'air désolé : « Quels enfants vont naître demain ? Des enfants fabriqués qui ne sauront pas d'où ils viennent. C'est tragique et irresponsable. Nous disons simplement qu'il ne faut pas s'opposer à la nature qui fait bien les choses. » Des féministes, il y en avait en effet. Six militantes des Femen qui ont été interpellées, torse nu, en marge de la manifestation qu'elles dénonçaient, contournant le mot d'ordre des organisateurs « Ne plus subir » en « Ne plus vous subir ».

 

Des politiques dans le cortège

 

Selon la police (très présente lors du cortège), ils étaient 24 000 (200 000 selon les organisateurs) à défiler de la porte Dauphine à la place du Trocadéro. Des jeunes, des vieux, des familles avec les enfants sur les épaules, des poussettes aussi. Quelques opposants à la Manif pour tous munis de drapeaux arc-en-ciel les y attendaient. « Ils tentent de rallumer un feu qui est en train de s'éteindre. Le monde ne s'est pas écroulé avec la loi Taubira, ils le savent et ça les rend dingues », ...

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