Une manifestation empêchée à Alger

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Les autorités ont interdit ce défilé mais son organisateur, le parti d'opposition RCD, voulait passer outre. Les heurts entre protestataires et forces de l'ordre ont blessé sept policiers et une quarantaine de manifestants.

Le souffle dégagé par la chute du président tunisien Ben Ali ne retombe pas dans le Maghreb. Une manifestation pour la démocratie a dégénéré, samedi, à Alger. Des heurts ont opposé les forces de l'ordre et les protestataires, faisant une cinquantaine de blessés : sept policiers, dont deux graves, et quarante deux manifestants. Les autorités avaient interdit le rassemblement, qui réclamait notamment la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1992. Cependant, l'organisateur du défilé, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le plus important parti d'opposition, avait décidé de passer outre et de maintenir la marche.

Dès vendredi soir, les forces de l'ordre ont quadrillé la capitale algérienne. Des dizaines de véhicules blindés ont pris position dans le centre. Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est d'Alger et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués. Devant le palais présidentiel, une do

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