Une manifestation contre la loi Travail très surveillée à Paris

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    * 18 interpellations avant le départ du cortège 
    * Entre 2.840 et 45.000 personnes à Marseille 
    * Hollande intransigeant sur la loi Travail 
 
    PARIS, 23 juin (Reuters) - Les opposants au projet de loi 
Travail, CGT et Force ouvrière en tête, ont lancé une nouvelle 
journée de mobilisation jeudi, au lendemain d'un accès de fièvre 
déclenché par l'interdiction du défilé parisien, finalement 
autorisé par le gouvernement. 
    Dans la capitale, les manifestants étaient tenus à un 
aller-retour d'un peu plus de 1,5 km entre la place de la 
Bastille et la Seine, avec interdiction de s'écarter de cet 
itinéraire très surveillé. 
    La préfecture de police, qui avait invoqué la crainte de 
débordements semblables à ceux du 14 juin pour interdire le 
défilé, a prévu des mesures de sécurités renforcées, le 
déploiement de plus de 2.000 membres des forces de l'ordre et 
l'installation de grilles autour de la place de la Bastille. 
    Avant même le début de la manifestation, 18 personnes 
contrôlées avec "du matériel interdit" ont été interpellées, 
a-t-on appris auprès de la préfecture de police. 
    "Ils ont peu disjoncté. Il y a quelque chose d'un peu fou 
dans le rapport à la démocratie", a jugé la députée et ancienne 
ministre écologiste Cécile Duflot, écharpe tricolore sur 
l'épaule, qui prenait part au cortège. 
    Les syndicats ont également fait savoir que leurs services 
d'ordre seraient renforcés. 
    "Aucune violence, aucun débordement ne sera toléré", avait 
déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, 
après avoir trouvé un compromis in extremis avec la CGT et FO 
sur l'itinéraire de jeudi.     
    Outre le nombre de manifestants, les éventuels heurts en 
marge du cortège serviront donc de jauge pour mesurer le succès 
ou l'échec de la mobilisation parisienne. 
    A Marseille, 2.840 personnes ont manifesté jeudi matin selon 
la police, 45.000 selon les organisateurs. A Toulouse, elles 
étaient entre 3.500 et 12.000, soit environ deux fois moins que 
lors de la précédente journée d'action, le 14 juin. 
    "Si le gouvernement s'entêtait, on verra cet été, mais on 
verra surtout à la rentrée", a dit à la presse le numéro un de 
FO, Jean-Claude Mailly, avant le départ du cortège parisien. 
    CGT et FO en appellent toujours à l'intervention de François 
Hollande pour débloquer la situation et mettent en cause 
l'intransigeance supposée de son Premier ministre, Manuel Valls. 
  
    "Il faut qu'il prenne les affaires en main", a déclaré le 
secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à propos de 
François Hollande, en soulignant que la CGT n'avait reçu à ce 
jour aucune réponse à un courrier adressé le 20 mai à l'Elysée. 
    "Sur ce projet de loi, nous irons jusqu'au bout", a répondu 
jeudi le chef de l'Etat, lors d'une visite à la Cité de refuge 
de l'Armée du salut, à Paris.   
 
 (Simon Carraud, avec Ingrid Melander, Jean-François Rosnoblet à 
Marseille et Johanna Decorse à Toulouse, édité par Sophie Louet) 
 
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  • M8252219 il y a 7 mois

    Il en faut du monde pour encadrer les fainéants.

  • dotcom1 il y a 7 mois

    Sur un tracé aussi balisé, il sera impossible que police et syndicats communiquent des chiffres divergents. Si un écart énorme persiste, alors cela signifie que les syndicats mentent depuis le départ à leurs adhérents sur toute la loi Travail.