Une majorité de salariés handicapés chez Fastroad, et alors ?

le , mis à jour à 09:30
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Une majorité de salariés handicapés chez Fastroad, et alors ?
Une majorité de salariés handicapés chez Fastroad, et alors ?

Au premier coup d'œil, rien ne distingue Fastroad d'une autre entreprise de transport. Pourtant, la quasi-totalité des salariés de cette société de Seine-Saint-Denis, basée à Montreuil, est en situation de handicap. « Quand les gens pensent au handicap, ils imaginent souvent des personnes en fauteuil roulant... Or, pour 90 % d'entre elles, le handicap ne se voit pas », souligne Manuel Bonnet, le dirigeant et cofondateur de la première entreprise française « adaptée » du secteur du transport, qui a inauguré, jeudi, ses nouveaux locaux en banlieue parisienne.

 

Un critère d'embauche

 

« Chez nous, le handicap est un critère d'embauche. Nous adaptons notre environnement de travail à nos salariés. Si une personne souffre du dos, elle ne va pas porter de colis. Si elle a des problèmes psychologiques, on évitera de la mettre au contact des clients pour ne pas la stresser  », explique le patron, lui-même touché par le handicap. Manuel Bonnet a lancé en 2010 avec deux associés cette société spécialisée dans le transport de personnes et de marchandises. Ses chauffeurs accompagnent notamment sur leur lieu de travail des salariés eux-mêmes handicapés, employés dans de grands groupes (Air France, RATP, SNCF, Natixis...). A Fastroad, la productivité est moins élevée qu'ailleurs, mais cela n'empêche pas la boîte de se développer : en six ans, des antennes indépendantes ont été créées à Strasbourg, Lyon, Nice ou encore Toulouse. Fastroad reçoit régulièrement des visites de sociétés étrangères curieuses de découvrir son fonctionnement.

 

Le site de Montreuil emploie 44 chauffeurs et 9 salariés au bureau d'études. Parmi eux, Roxanne, qui termine sa période d'essai. Pour cette femme de 29 ans qui souffre de troubles moteurs, ce poste est un vrai soulagement. « Dans les entreprises traditionnelles, j'avais l'impression que mon handicap me collait à la peau, que je n'étais jamais aussi rapide ...

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  • frk987 il y a 12 mois

    Moralité de tout ça: si une entreprise ne veut pas de handicapés moteur rien de plus simple, un lieu de travail au premier étage sans ascenseur...et le problème est réglé. Voilà le travail fait par nos zélus tous plus incompétents les uns que les autres sur ce sujet.....comme sur les autres du reste !!!!!

  • frk987 il y a 12 mois

    Pour DADA40 : il y a une loi stupide (pléonasme) pour obliger les entreprises à admettre un certain quota de handicapés moyennant financement de l'Etat, ce qui est RIDICULE tout en considérant que si l'accès aux locaux a des escaliers, alors, cette loi n'a aucun sens et qu'un licenciement est possible sur ce motif. Sacrés zélus...je vous souhaite de vivre en fauteuil avec 100% de vos capacités intellectuelles.

  • frk987 il y a 12 mois

    Si les zélus connaissaient la vraie vie en ayant bossé dans une boutique, les cas que je cite pour les avoir vu de visu, ils arrêteraient de légiférer sur des questions dont ils ne connaissent RIEN.

  • DADA40 il y a 12 mois

    Dans mon service j'avais un dessinateur muet : on arrivait à bien se comprendre et il avait le même salaire que les autres. A l'étage en dessous, au 5° étage, il y avait un jeune atteint de sclérose en plaque et était dans un fauteuil roulant : on avait adapté le mode d'évacuation en cas d'incendie mais on ne l'a pas viré.

  • DADA40 il y a 12 mois

    J'espère que ses entreprises touchent une aide pour compenser les contraintes. Au moins leurs salariés ne sont pas au RSA eux. Même s'ils ont un bras en moins cela ne fait pas d'eux des "bras cassés"

  • frk987 il y a 12 mois

    On confond tout avec tout dans notre pays, entre un handicapé des membres inférieurs qui va bosser comme un diable, que voulez-vous qu'il fasse le WE...il bosse, et obliger un cancéreux après 2 chimiothérapies à reprendre le boulot pour ,ne pas perdre sa garantie de salaire, alors qu'il sait qu'il lui reste quelques mois à vivre. LAMENTABLE système de protection sociale.

  • frk987 il y a 12 mois

    Obligatoirement Bigot8, ces gens n'ont qu'un soucis dans la vie : travailler pour ne pas en être réduit aux 2 francs six sous que les CAF leur verse, ce qui les contraint à vivre dans des ghettos. Plus motivés qu'eux, c'est introuvable.

  • bigot8 il y a 12 mois

    moi mon chef était en chaise mais quel dieu niveau pro ...

  • frk987 il y a 12 mois

    Au pire qu'on lui fasse signer un contrat qu'en cas d'incendie qu'elle refuse tous recours contre la boutique, mais qu'on la vire sans que les syndicats ne bougent une oreille, ça c'est inadmissible.

  • frk987 il y a 12 mois

    je confirme aussi que les handicapés sont considérés à tort comme des inaptes au boulot, j'ai vu une handicapée se faire virer pour le motif suivant : le CHST considérant que la dite personne en fauteuil ne disposait pas d'autres moyens d'accès que l'ascenseur et qu'en conséquence en cas d'incendie, c'était trop dangereux. Faut rire ou pleurer ?