Une maison spatiale préfabriquée pour habiter sur Mars

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Un prototype baptisé SHEE a été présenté à Strasbourg. Très minimaliste, cette petite capsule contient deux lits, des toilettes et un système de recyclage de l’air et de l’eau. Suffisant pour y vivre.

Une chose est sûre: la place de cette maison n’est ni dans les annonces de jolies demeures de Propriétés de France, ni même dans les annonces d’immobilier plus lambdas... Mais elle n’en reste pas loin une maison d’exception. Pourquoi? Parce que cette capsule prototypique baptisée SHEE pour «Self-deployable Habitat for Extreme Environments», présentée à Strasbourg dans les locaux de l’Université internationale de l’espace (ISU) d’Illkirch-Graffenstaden, est un habitat spécial qui pourrait servir de logement sur Mars ou sur la lune dans les prochaines années.

Cette maison miniature qui n’est pas sans rappeler certaines «tiny-house» - voire certaines cabanes utilisées notamment sur les chantiers de construction - est dotée du strict minimum. Sous ses apparences de grosse capsule dépliable, elle abrite deux lits, des toilettes et enfin, un système de recyclage de l’air et de l’eau. Ce prototype sera installé et utilisé pendant quelques semaines dans le désert de Rio Tinto - situé au sud de l’Espagne - où sera effectué une première expérience de vie sur Mars.

De 17 à 18 mètres carrés pour deux astronautes

Côté «prestations» - même si c’est loin d’être l’essentiel! - le prototype SHEE fait une surface de 17 à 18 mètres carrés au sol... et peut abriter deux astronautes. Ces derniers peuvent y vivre en parfaite autonomie pendant deux semaines. Pour le financement, c’est deux millions d’euros qui ont été investis par par l’Union européenne, à 75%. Le projet est piloté depuis déjà trois ans par un consortium d’entreprises privées européennes et par l’université estonienne de Tartu.

Aujourd’hui, le SHEE est encore trop fragile pour être utilisé. Dans un reportage diffusé sur France 3 Alsace, on apprend que les créateurs du SHEE espèrent que leur habitat sera utilisé par l’Agence spatiale européenne (ESA) pour les missions d’entraînement. Avant cela, il faudra optimiser la solidité des parois en fibre de verre et résine, ainsi que l’étanchéité de cet habitat alternatif, qui ne sont pas encore aux normes applicables à un voyage interplanétaire.

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