Une magistrate mise en examen en marge du dossier Bettencourt

le
4
Une magistrate mise en examen en marge du dossier Bettencourt
Une magistrate mise en examen en marge du dossier Bettencourt

PARIS (Reuters) - La magistrate Isabelle Prévost-Desprez a été mise en examen pour violation du secret professionnel par un juge de Bordeaux en marge des enquêtes visant la fortune de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, a annoncé mardi le parquet de Bordeaux.

La vice-présidente du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) est soupçonnée d'avoir informé des journalistes d'une perquisition chez la milliardaire en 2010, dans le cadre d'une première enquête pour abus de faiblesse.

Elle avait été entendue lundi par le juge Philippe Darphin, qui lui avait dans un premier temps accordé le statut de témoin assisté. Le parquet, qui fait état "d'indices de transmission à des tiers d'informations issues d'une procédure pénale", souligne "qu'Isabelle Prévost-Desprez bénéficie de la présomption d'innocence".

L'imbroglio sur cette affaire a amené en 2010 le dessaisissement d'Isabelle Prévost-Desprez, mais aussi celui de Philippe Courroye, procureur de Nanterre qui avait lancé la procédure contre elle.

Ce dernier a ensuite lui-même fait l'objet de poursuites pénales pour avoir demandé à la police de se procurer les factures détaillées de téléphone de journalistes du Monde afin de confondre la vice-présidente. Le procureur a obtenu l'annulation de sa mise en examen pour vice de procédure.

Des poursuites disciplinaires séparées sont envisagées contre Isabelle Prévost-Desprez, à laquelle il est reproché un manquement aux obligations de "prudence, réserve et impartialité" pour ses déclarations dans le livre "Sarko m'a tuer", paru en 2011.

Elle y raconte qu'un témoin a dit hors procédure à sa greffière avoir assisté à des versements d'argent de Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy avant son élection en 2007. Les témoins qu'elle citait, entendus par la justice et la police, ont contesté ces dires.

Toutes les enquêtes concernant l'affaire Bettencourt sont désormais instruites à Bordeaux après une décision de "dépaysement" de la Cour de cassation. Le juge Jean-Michel Gentil a mis en examen plusieurs personnes, dont l'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Le juge pourrait entendre Nicolas Sarkozy sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • baljo le mardi 3 juil 2012 à 16:41

    Des perquisitions au domicile et dans les bureaux de l'ancien chef de l'Etat ont eu lieu mardi 3 juillet dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Le juge d'instruction Jean-Michel Gentil, saisi pour abus de faiblesse et financement illicite de campagne électorale, enquête sur d'éventuelles remises de fonds par Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy, notamment lors de sa campagne

  • M4358281 le mardi 3 juil 2012 à 16:40

    politisée ..! mais va se recaser maintenant ..!

  • gde-lamb le mardi 3 juil 2012 à 16:31

    Elle est belle notre justice ! Et dire que ce sont des gens comme elle qui sont chargés de donner les codes de bonne conduite et de distribuer les peines. Voilà ce que nous apporte la pensée de gauche...

  • mjjmimi le mardi 3 juil 2012 à 16:20

    On connait "l'impartialité" de cette juge surtout en ce qui concerne Sarko...