Une légère reprise attendue dans le bâtiment en 2014

le
2
LA FFB MOINS PESSIMISTE
LA FFB MOINS PESSIMISTE

PARIS (Reuters) - La Fédération française du bâtiment (FFB) s'est déclarée mardi moins pessimiste sur les perspectives de mises en chantier de logements en France cette année, ce qui laisse présager une stabilisation, voire une possible reprise, courant 2014.

"2013 sera une année moins mauvaise que prévu", a déclaré Didier Ridoret, président de la FFB, au cours d'une conférence de presse. "Le premier semestre 2014 devrait être étal (...) et on imagine un second semestre 2014 qui montrera au pire un palier, au mieux une reprise."

La Fédération a ainsi revu en hausse sa prévision de mises en chantier sur l'ensemble de 2013 à 330.000-340.000 unités, alors qu'elle attendait jusqu'ici environ 315.000 logements démarrés après 346.000 en 2012. La nouvelle prévision correspond à une baisse de 1,7 à 4,6%, alors que la FFB craignait jusqu'à présent une chute d'environ 9% après -19,6% en 2012.

Les dernières données du ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie ont fait apparaître fin août une stabilisation des mises en chantier à un faible niveau sur les trois mois à fin juillet.

Le groupe immobilier Nexity, qui fera son propre point sur la conjoncture mercredi 25 septembre, craignait pour sa part qu'elles ne tombent à 280.000-300.000 unités, ce qui aurait constitué le plus bas niveau d'activité depuis 50 ans.

Le gouvernement s'est efforcé en mars d'accélérer le lancement des chantiers en simplifiant les procédures d'autorisation et en limitant les possibilités de recours. Mais malgré leur stabilisation, les mises en chantier restent très loin de l'objectif de 500.000 nouveaux logements par an qu'il s'est fixé.

La FFB estime que pour l'atteindre, il ne faut pas se contenter de soutenir le logement locatif social mais aussi relancer l'accession à la propriété, notamment de maisons individuelles, et assouplir dans ce but le dispositif de prêt à taux zéro PTZ+.

L'embellie actuelle ne suffira pas, selon elle, à endiguer les pertes d'emplois dont souffre le secteur, toujours estimées à 40.000 en 2013, principalement par non-remplacement des départs, après 14.500 destructions de postes en 2012. Selon la FFB, le secteur du bâtiment en France emploie 1,48 million de personnes, soit la moitié de l'industrie mais le double de la banque et de l'assurance.

Gilles Guillaume et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • fmaury13 le mardi 17 sept 2013 à 15:53

    l'energie est le probleme; faut construire des logements passifs meme plus cher car sinon on aura plus les moyens de se chauffer ou d'avoir de l'electricité ; pensons à l'avenir et pas au court terme pour une fois

  • M8685009 le mardi 17 sept 2013 à 15:45

    quand ils enlèveront leur RT2012 là on aura envie de construire. pour le moment c'est trop cher