Une impure Italie bat Malte

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Longtemps, les Italiens ont cru à la catastrophe au stade Artemio-Franchi : incapable de créer du jeu face aux Maltais regroupés derrière, la Squadra Azzura a dû s'en remettre au vice pour gagner.

Italie 1 - 0 Malte
But : Pellè (69ème) pour l'Italie

Depuis 68 minutes, l'Italie est en pleine galère. Butant sans relâche sur la muraille maltaise, les Transalpins ont donc décidé de raviver les clichés en s'offrant une victoire à l'italienne : Candreva centre, le ballon passe devant le gardien maltais qui se troue totalement, et Graziano Pellè reprend de la main, pour délivrer ses partenaires en ouvrant le score. L'action est si confuse que ni les arbitres, ni les Maltais n'ont vu le geste furtif de l'attaquant de Southampton, qui ne s'y trompe pas en célébrant modestement son but avec un sourire plein de malice.

La squadra en galère


Avant cela, les hommes d'Antonio Conte se sont dangereusement rapprochés d'un accident industriel majeur, peinant à franchir la défense de Malte. Les joueurs du sélectionneur italien Pietro Ghedin ont décidé de fermer les vannes, et ont bien appris leurs leçons de catenaccio. Au programme ce soir à Florence pour la Squadra Azzura : un mur disposé en 5-3-2, désireux de conserver à tout prix son but inviolé et de jouer les coups à fond. C'est ainsi que l'on arrive à une situation où la sélection italienne se retrouve bloquée face à une formation dont les joueurs évoluent tous, à deux exceptions près, dans le championnat local.

Conte avait pourtant aligné un milieu plein de promesses, en associant le regista mythique Andrea Pirlo avec son successeur désigné, Marco Verratti, dans une position de relayeur. Ajoutés au néo-Milanais Bertolacci, ces deux joyaux devaient garantir le contrôle du milieu aux Azzuris. Ce qui fut le cas, évidemment : alors que les Maltais décidèrent dès le début du match d'abandonner la possession à l'Italie, l'enjeu de contrôle avait disparu pour les Transalpins. N'en restait qu'un autre, essentiel celui-ci : la création. Et dans ce domaine-là, les Italiens ont eu un mal fou à contrarier la 159e nation au classement FIFA. Misant trop sur les déviations de Pellè devant, Eder et Gabbiadini se sont peu montrés alors que Pirlo et Verratti se retrouvaient sans pressing, sans adversaire direct, leur immense talent étant dilué dans des conditions tactiques peu adaptées.

Trois points et puis c'est tout


L'Italie s'en est donc remise à des éclairs, avec une frappe de Bertolacci (35e), une autre d'Eder (39e), une barre transversale touchée par Gabbiadini (58e) ou…









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