Une humiliation pour la presse espagnole

le
0
Une humiliation pour la presse espagnole
Une humiliation pour la presse espagnole

« Volveremos ». Il est rare de constater la même Une sur les deux plus grands quotidiens sportifs espagnols. Et pourtant, au lendemain d'une lourde défaite contre le Brésil en finale de la Coupe des Confédérations, As et Marca ont osé le doublon. Comme pour signifier que la presse espagnole, dans son ensemble, était d'accord sur une chose : la Roja n'est pas morte. Mais là où Fernando Torres, élu Soulier d'Or, parle d'un simple « faux pas », certains chroniqueurs ibères n'hésitent pas à parler d'humiliation. Pour la plupart des journalistes, l'Espagne a été tantôt « dévorée », tantôt « écrasée » par le pressing et l'intensité physique imposée par Thiago Silva et consorts. « Un véritable enfer au Maracana » pour Marca qui ose le titre « Maracantazo » en référence au « Maracanaço », souvenir douloureux du Brésil privé du titre de champion du Monde par l'Uruguay dans son stade fétiche en 1950.

Neymar est déjà une star en Espagne

Mundo Deportivo assume son côté pro-Barça en consacrant la majeure partie de ses articles à son nouvel attaquant, Neymar. « Neymar se présente à ses futurs coéquipiers », explique le site internet du quotidien catalan en illustrant avec une photo où le buteur brésilien enlace Xavi. La presse espagnole dans son ensemble relève d'ailleurs la supériorité nette et sans bavure de la sélection brésilienne et de son chef d'orchestre, Neymar. « Tous s'inclinent face à Neymar », rapporte le 20 Minutes version Espagne. « Le duel entre la meilleure équipe de la dernière décennie et la meilleure de l'histoire a livré une première idée sur ce qui pourrait se passer d'ici un an », précise fataliste le chroniqueur de Mundo Deportivo.

« Le Brésil brise la suprématie de l'Espagne »

Sur Sport, c'est encore Neymar qui fait les gros titres. « Neymar impose son football de gala », lance en Une le quotidien espagnol. « Le Brésil brise la suprématie de l'Espagne », poursuit le journaliste dans l'article. De là à parler de passation de pouvoir, il en faudra plus. Car si les médias espagnols reconnaissent la supériorité brésilienne, ils trouvent aussi quelques excuses à leur équipe nationale. « L'Espagne n'avait pas les jambes pour rivaliser face à cette équipe brésilienne au sommet de son art », assure As. Et le chroniqueur de rappeler que le vainqueur de la Coupe des Confédérations n'a jamais remporté la Coupe du Monde l'année suivante. Triple tenant du titre, le Brésil aimerait stopper la malédiction. « Dans un an, l'Espagne sera prête », assure Marca. La revanche promet beaucoup. Si revanche il y a?

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant