Une histoire de défense nationale

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Une histoire de défense nationale
Une histoire de défense nationale

C'est le plus gros chantier en cours. Une sorte de débat éternel. Alors que l'animation offensive de l'équipe de France semble dessiner de premières assurances à quelques semaines du début du championnat d'Europe, le secteur défensif pose aujourd'hui question avec un flottement inquiétant. L'heure des choix, c'est maintenant.

L'expression est bien connue. Le haut niveau se joue sur "des détails". Et certains succès ne peuvent effacer la manière. Vendredi soir, dans les couloirs de l'Amsterdam ArenA, Didier Deschamps a insisté pour rester dans la mesure, a parlé de gestion, de "fautes d'inattention" et, Christophe Jallet, lui, a expliqué que le sélectionneur avait haussé le ton dans le vestiaire. Histoire de remettre la tête à l'endroit d'une défense qui inquiète. Le défenseur lyonnais parle " d'un avertissement sans frais " mais le problème est plus profond. Comme un chantier interminable, débuté il y a maintenant plusieurs années, dans un secteur qui cherche encore sa marque de caractère et un réel patron. Face aux Pays-Bas (3-2), l'équipe de France n'aurait jamais dû douter face à la faiblesse de son adversaire à qui elle a donné l'occasion de revenir dans le match. Par un mauvais placement, une légèreté dans le duel, un déficit dans l'impact physique ou un marquage lâché. Les Oranje sont revenus dans la rencontre sur une faute de marquage majeure de l'axe Koscielny-Varane, laissant Luuk de Jong réduire l'écart du bras avant de laisser Ibrahim Afellay égaliser seul à l'entrée de la surface. L'image est symptomatique d'un manque de communication et d'entente. L'Euro n'est que dans 74 jours et un favori sans défense n'est pas un favori. La colère de Mandanda - qui pensait être tranquille loin de Marseille - sur l'égalisation batave en est une mise en exergue.

La France rebondit sur les Oranje

Varane, jeune cadre sans dynamique


Face au 3-5-2 installé par Dirk Franciscus Blind, Didier Deschamps avait décidé, sans surprise, de dessiner une défense à quatre Jallet-Varane-Koscielny-Évra. C'est une constante du 4-3-3 tricolore avec les interrogations qui l'accompagnent. La question tient du choix des hommes mais aussi du réservoir, d'abord. Vendredi, la France a perdu le fil de sa rencontre lorsque Patrice Évra a cédé sa place à Lucas Digne, lâche dans le marquage et dépassé sur la vitesse. Ces deux hommes devraient être du groupe pour le championnat d'Europe au poste de latéral gauche, sauf si Deschamps préfère…



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