Une histoire de Collègues

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Une histoire de Collègues
Une histoire de Collègues

Il y a exactement 17 ans, les Collègues, film culte sur le football à Marseille, sortait en salle. Et aujourd'hui, s'il n'a pas encore atteint l'âge de la majorité, il n'en reste pas moins majeur. Au moins dans le Sud.

Eté 98, pendant que le monde entier vit au rythme de la Coupe du Monde, et que Dennis Bergkamp accomplit l'un des plus grands chef d'oeuvre du 20e siècle, Marseille, elle, vibre pour une autre compétition. Au milieu des Hollandais et des Argentins qui se pavanent sur le Vieux-Port, une camionnette bleue bruyante, remplie de joueurs pas comme les autres. Eux, c'est l'Espoir Club Boretti (ECB) et ils viennent de remporter la Mondialette. Au dessus d'Aix-en-Provence, personne ne sait vraiment ce que c'est. Mais en dessous, elle a presque surpassé le Mondial français. La Mondialette, ce tournoi de foot marseillais imaginé dans les Collègues, a permis à l'ECB de ne pas transformer son stade en piscine municipale. Futile dit comme ça, mais aujourd'hui elle fait partie du patrimoine. C'est un hommage aux petits clubs de quartier et aux équipes de "bras cassés" qui se battent pour que l'histoire continue de s'écrire. Parmi les Collègues, il n'y avait pas de joueurs de ballon. Ou presque pas. Et cette Mondialette, ils ne l'ont pas gagné avec le talent, mais plutôt avec le coeur, la bonhomie et la gouaille marseillaise, complètement indispensables. Une bande de potes saupoudrée de quelques têtes connues, une atmosphère Coupe du Monde et une bonne dose de soleil, il n'en fallait pas plus pour réaliser le long métrage qui a marqué Marseille et le sud de la France pour toujours.

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Lhermitte, Lindon et source inépuisable d'insultes


Pourtant, Philippe Dajoux et sa troupe étaient loin de se douter d'un tel succès. Tout part d'une idée dans un coin de la tête du réalisateur : "À la base, je tournais des petits sketchs sur Paris avec Pierre Lopez (Lulu), Bob Assolene (Michel), Cyril Lecomte (Albert), Sacha Bourdo (Igor) et Mickaël Aragones (Le Corse). Et mon rêve, c'était de retourner chez moi, à Marseille, pour tourner mon premier long métrage avec mes potes." Une idée qui grandit au fil des jours mais qui peine à prendre forme, faute de producteur sérieux. Jusqu'à cette rencontre avec Thierry Lhermitte, qui fait une apparition symbolique, et jusqu'à ce que sa boîte de production accepte de financer le film. Mais avant que la mayonnaise ne prenne vraiment, il manquait un petit plus.

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