Une hausse de la CSG ne servirait pas qu'aux retraites

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UNE HAUSSE DE LA CSG NE SERVIRAIT PAS QU'AUX RETRAITES
UNE HAUSSE DE LA CSG NE SERVIRAIT PAS QU'AUX RETRAITES

PARIS (Reuters) - Une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), déjà envisagée pour financer la réforme des retraites, pourrait aussi servir à renflouer les caisses des branches famille et assurance maladie de la sécurité sociale, selon le quotidien Les Echos.

Le gouvernement réfléchit également à la possibilité de relever le taux de la taxe à 3% qui pèse sur les dividendes versés par les entreprises, ce qui permettrait de les faire contribuer à la réforme des retraites sans augmenter les cotisations, et donc le coût du travail, écrit lundi le journal.

Alors que le recours à la CSG est une piste qui semble privilégiée pour la réforme des retraites, pour laquelle le gouvernement doit trouver sept milliards d'euros à l'horizon 2020, Les Echos croit savoir que deux scénarios sont à l'étude.

Le premier serait celui d'une hausse "a minima" de son taux, de l'ordre de 0,2 à 0,3 point, uniquement consacrée à la réforme des retraites, 0,1 point rapportant de l'ordre de 1,2 milliard d'euros.

Le second porterait sur une hausse allant jusqu'à 0,5 point de la CSG, une partie allant à l'assurance maladie et à la branche famille de la sécurité sociale, dont la somme des déficits devrait encore dépasser 10 milliards d'euros cette année.

Il s'agirait de préparer le transfert à la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale) de nouvelles dettes - les déficits cumulés 2012, 2013 voire 2014 -, sachant que des recettes supplémentaires doivent dans le même temps lui être allouées pour ne pas prolonger la durée de vie de cette caisse dont la disparition est prévue entre 2023 et 2025.

PRÉSERVER LA COMPÉTITIVITÉ

Il reviendra à François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault d'arbitrer entre ces deux scénarios, les partisans d'une hausse visant à financer uniquement les retraites s'inquiétant des conséquences sur le pouvoir d'achat d'un relèvement trop marqué de la CSG, souligne Les Echos.

S'agissant des entreprises, le relèvement de la taxe sur les dividendes versés est une des pistes à l'étude qui aurait pour avantage d'éviter une hausse des cotisations retraites.

Dans l'entourage du chef de l'Etat, on déclarait récemment qu'exonérer les entreprises de tout effort pour les retraites "serait difficile à comprendre" mais qu'il fallait dans le même temps "éviter de compliquer leur compétitivité".

"S'il doit être demandé un effort aux entreprises, c'est plutôt sur le capital que sur le travail", a-t-on indiqué.

La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a également déclaré que la réforme des retraites ne devait pas porter atteinte à la compétitivité des entreprises.

Instaurée par la loi de finances rectificative de l'été 2012, cette taxe, qui avait été très critiquée par le patronat, a un rendement estimé à 1,6 milliard d'euros pour cette année.

Conçue notamment pour inciter les entreprises à réinvestir leurs bénéfices plutôt qu'à les distribuer à leurs actionnaires, cette taxe n'a pas empêché une hausse de 5% des dividendes versés au titre de 2012.

Son relèvement aurait en revanche pour inconvénient de rendre plus compliqué l'accès des entreprises aux investisseurs au moment où le gouvernement entend faciliter le financement en capital des PME.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • serge537 le lundi 12 aout 2013 à 11:56

    A PARTIR DE QUEL POURCENTAGE D IMPOTS ON PASSE EN REGIME COMMUNISTE ??? ON Y EST DEJA DEPUIS 2 ANS.......?????

  • lorant21 le lundi 12 aout 2013 à 11:44

    La TVA est injuste alors qu'elle touche les consommateurs les plus riches et les importations. Mais la CSG est juste alors qu'elle touche tout le monde indifférement (mais pas les importations). Le PS a un sens curieux de la Justice. mais c'est vrai qu'avec la sauvegarde des régimes spéciaux et de la retraite des fonctionnaires, l'injustice est devenu sa spécialité.

  • lorant21 le lundi 12 aout 2013 à 11:41

    A qaund une diminution des dépenses? Tiens quelques idées: suppression de la réserve parlementaire: 450 millions, suppression de 200 sénateurs: 200 millions, de 200 députés: 200 millions. De 100 départements: autant de millions d'un coup.. et puis plein après.. On n'embauche pas le 60 000 profs inutiles (voir rapport de la Cour des Comptes). On revient à 20 minsitres.. etc..

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