Une grève condamne 3200 ascenseurs à rester en panne

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Un tiers des salariés du groupe Otis, qui gère 160.000 ascenseurs en France, était en grève lundi pour la défense de l’emploi et de leurs conditions de travail.

Les réparations attendront. Conséquence du mouvement social à l’initiative de l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), quelque «3.200 pannes en attente» ont été relevées lundi matin par Franck Pfister (CFDT) qui évoquait une «mobilisation massive». La direction d’Otis France, qui emploie environ 4.900 salariés, a indiqué qu’un tiers de son personnel était en grève, évoquant un mouvement «assez diffus sur toute la France». Dans le même temps, la CGT a fait état de «70 et 75% de participation toutes catégories de personnel confondues», selon son délégué syndical central, Eric Basquez.

Bien que suivi, le mouvement social ne devait pas pénaliser trop fortement les usagers, selon Otis. L’entreprise s’est «organisée pour fournir les mêmes services à nos clients» qu’habituellement, a précisé à l’AFP un porte-parole de la filiale du groupe américain United Technologies Corporation. «La priorité va aux personnes bloquées en cabine», qui ne doivent «jamais tenter de sortir par leurs propres moyens», rappelle-t-il. Direction et syndicats se sont rencontrés à la mi-journée pour trouver une sortie de crise, sans succès.

4e plan social consécutif

«Ils sont restés sur leurs positions» en avançant «des choses non quantifiables», «ça ne peut pas être acceptable», a tranché M. Pfister. «On est venu pour avoir du concret, et du concret nous n’en avons pas», ajoute M. Basquez. Les grévistes s’élèvent contre un projet de plan social portant sur 170 suppressions de postes et la charge de travail induite pour le personnel restant. Ils protestent également contre l’absence d’augmentation salariale collective en 2015. «Aujourd’hui la charge de travail est irréalisable et l’effectif ne fait que décroître», selon le délégué CGT, qui rappelle que l’entreprise employait encore 6.000 personnes en 2009.

Pour lui, les dirigeants d’Otis «jouent toujours sur la même variable d’ajustement, la masse salariale, pour maintenir leurs marges» et entretenir «leur profitabilité» par le biais d’un «4e plan social consécutif». La précédente grève en 2011, pour les mêmes motifs, avait duré neuf jours, sans que les revendications des syndicats soient satisfaites.

Malgré l’échec des discussions, les syndicats affirment être toujours «à disposition» de la direction pour discuter. «La grève se poursuit» mais «je reste optimiste», fait savoir M. Basquez, prêt à reprendre les discussions «cet après-midi ou cette nuit si l’employeur le souhaite».

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  • lorant21 le lundi 8 juin 2015 à 15:36

    Respect pour des salariés du privé qui font grève.