Une filiale de Plastivaloire en redressement judiciaire

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STRASBOURG (Reuters) - La société Cimest, une filiale du groupe Plastivaloire, spécialiste de l'injection plastique coté sur Euronext, a été placée lundi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Epinal avec une période d'observation de six mois, a-t-on appris auprès du comité d'entreprise.

Sous-traitante de l'automobile, l'entreprise de Rupt-sur-Moselle, qui emploie 101 salariés, s'était vu refuser le bénéfice de cette procédure le 22 juin dernier, le tribunal ayant estimé que la cessation de paiement n'était pas suffisamment démontrée.

Lors de l'audience, qui s'est tenue le 19 septembre, le comité d'entreprise ainsi que le procureur de la République s'étaient prononcés contre le placement en redressement judiciaire en arguant que la gestion de Cimest était étroitement liée à celle de la maison mère, elle-même en bonne santé financière.

Le procureur avait annoncé qu'il assignerait Plastivaloire en extension de la procédure si le groupe n'assumait pas ses responsabilités sociales.

"On demande que Patrick Findeling (PDG de Plastivaloire) vienne négocier un plan social à la hauteur des moyens du groupe", a dit à Reuters Thierry Bardin, le secrétaire du Comité d'entreprise.

Les difficultés de Cimest seraient dues notamment à la perte d'un marché pour PSA.

Plastivaloire, qui revendique 16 unités de production et 2.500 salariés, annonçait en 2011 un résultat net de 40,2 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 343,6 millions d'euros.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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