Une «ferme urbaine» va laisser sa place à un parking

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À Colombes, dans les Hauts-de-Seine, la municipalité a décidé d’éradiquer un espace d’agriculture urbaine, entretenu depuis 2012. Les initiateurs du projet baptisé «Agrocité» s’insurgent.

À l’ère du tout-végétal (de surcroît en région parisienne), nous avons davantage l’habitude de voir le contraire! Pourtant c’est bien un parking qui va être construit à la place d’une ferme urbaine à Colombes (Hauts-de-Seine), où la municipalité a décidé de rayer de la carte «l’Agrocité», un petit coin de verdure qui est ouvert au public depuis trois ans. D’ici au 30 septembre, la ferme urbaine devra rendre la parcelle à la municipalité.

«La convention qui liait le projet à cette parcelle se termine à la fin du mois et nous avons décidé de ne pas la renouveler, explique au journal 20 Minutes Jérôme Besnard, chef du cabinet de la maire LR Nicole Goueta. Ce projet était porté par l’ancienne municipalité (du bord politique opposé) et n’était plus compatible avec le renouvellement urbain du quartier que nous menons actuellement.» Naturellement, les initiateurs de l’Agrocité - notamment l’association Atelier d’architecture autogérée (AAA) - fulminent.

De son côté, la municipalité précise que ce parking est provisoire, et remplacera le parking d’un ensemble d’immeubles qui va être mis en travaux durant trois ans.

Une pétition a récolté 3000 signatures

Malgré l’utilité manifeste de ce parking provisoire, les acteurs de l’Agrocité ne comptent pas en rester là. Bien au contraire. Une pétition à notamment été lancée pour trouver au moins un autre emplacement à Colombes afin d’installer les différents composants - une quarantaine au total - de l’Agrocité: une zone maraîchère cultivée par les Colombiens qui en consomment ensuite les produits, un jardin pédagogique, ou encore l’école du Compost!

«Ici, c’est du concret, insiste Constantin Petcou, cofondateur de l’association Atelier d’architecture autogérée (AAA). Il s’agit d’un vrai laboratoire où l’on expérimente des façons de gérer nos déchets, de réduire la pollution, de faire de l’agriculture urbaine… On ne luttera pas contre le changement climatique seulement à partir d’accords globaux entre Etats, chacun doit agir à son échelle.» Toutefois, aucun argument ne fera changer d’avis la municipalité.

À seulement quelques semaines de l’ouverture de la Conférence pour le Climat (Cop 21) qui réunira environ 40.0000 personnes au Bourget - à une vingtaine de kilomètres de Colombes - pour réfléchir à l’avenir de la planète, le sujet est on ne peut plus d’actualité.

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