Une femme sur 7 risque de mourir en couches dans les pays touchés par Ebola-ONG

le
0

LONDRES, 11 novembre (Reuters) - La proportion de femmes qui risquent de mourir en couches dans les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie de fièvre Ebola est en augmentation car la peur des contacts avec les fluides corporels éloigne les sages-femmes, ont averti mardi des ONG caritatives. Une femme enceinte sur sept risque ainsi de mourir en couches, selon ces ONG. Huit cent mille femmes accoucheront au cours des 12 mois à venir en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, les trois pays d'Afrique de l'Ouest de loin les plus éprouvés par l'épidémie, prévoit le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). Sur ce total, 120.000 risquent de connaître lors de l'accouchement des complications dangereuses si elles ne reçoivent pas alors des soins d'urgence, et des dizaines de milliers pourraient dès lors en mourir, selon des ONG, dont Save The Children et ActionAid. Nombre de femmes sont abandonnées à elles-mêmes et doivent accoucher seules, parce que leur entourage et les sages-femmes craignent qu'elles soient atteintes de la fièvre Ebola, indique Korto Williams, qui dirige ActionAid au Liberia. L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, qui est apparue en mars en Guinée, a fait près de 5.000 morts, sur un total de plus de 13.000 cas, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). (Kate Kelland; Eric Faye pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant