Une famille syrienne de 21 membres réunifiée en France

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par Mourad Guichard AEROPORT DE PARIS-CHARLES-DE-GAULLE, 2 octobre (Reuters) - Q uinze Syriens chrétiens d'une même famille en attente de visas français depuis un an ont atterri vendredi à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle avant de prendre la direction du Mans (Sarthe), où ils sont attendus dans la soirée. Au Mans, le docteur Milad Aleid, un membre de la famille installé dans la Sarthe de longue date, ainsi que Jean-Claude Boulard, le maire socialiste de la ville, et l'évêque du diocèse se sont fortement mobilisés pour faire venir en France ces chrétiens de Syrie qui craignaient pour leurs vies. Durant plusieurs mois, les autorités françaises n'avaient pas donné suite, avant que, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2015, la famille ne soit la cible de bombardements blessant grièvement l'un des enfants à l'oeil et à la tête. "D'être ici présent, c'est de l'émotion, mais aussi du contentement par rapport au boulot qu'on a fait", a dit à Reuters Yves Calippe, adjoint au maire du Mans. Autour de lui, dans l'aérogare, six autres Syriens attendaient l'arrivée de leurs parents avec fébrilité : il s'agit d'autres membres de cette même famille partis plus tôt par peur des bombardements. "Il y a Amar, 24 ans, Rani, 27 ans, Milad, 19 ans, Gabi, 51 ans, Ghasan, 19 ans et Fadi, 20 ans", a dit Khaldoun Aleid, le neveu du médecin manceau. "Ils sont partis le 15 août de Syrie pour gagner l'Allemagne via la Turquie, la Grèce puis, par bateau, la Serbie et l'Autriche. Ils n'en pouvaient plus d'attendre les visas pour la France et craignaient pour leur sécurité." La France leur a accordé au total 21 visas d'une durée de trois mois pour leur permettre d'effectuer les démarches afin d'obtenir l'asile dans leur futur pays d'adoption. A l'arrivée des réfugiés, les accueillants ont laissé éclater leur joie, le stress laissant place aux sourires et aux baisers. "C'est un réel plaisir de vous accueillir. Vous êtes bienvenus, vous êtes chez vous, vous pouvez compter sur nous", a déclaré Yves Calippe au départ du bus affrété par la ville. "On va maintenant prouver que le vivre ensemble, c'est chouette." (Edité par Yves Clarisse)

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  • am013 le vendredi 2 oct 2015 à 16:59

    bonjour les allocations familiales...bravo le président...sans commentaires..