Une fable, une ogresse et une catastrophe : trois raisons d'aller au cinéma

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Une fable, une ogresse et une catastrophe : trois raisons d'aller au cinéma
Une fable, une ogresse et une catastrophe : trois raisons d'aller au cinéma

Chaque mercredi, La Matinale vous livre ses choix de films à voir sur grand écran.

LA LISTE DE NOS ENVIES L’actualité cinématographique a beau traverser indolemment son accalmie saisonnière, le spectateur curieux trouvera encore dans les salles de belles sorties à se mettre sous la dent. Au menu de la semaine, une mère vampirique, une vague alarmante et les tribulations politiques d’un hockeyeur québécois.

UNE OGRESSE AU CŒUR TENDRE : « Carmina ! », de Paco Leon

« Carmina » – dans lequel on entend « carmin » : prénom flamboyant pour une femme flamboyante –, héroïne du film de Paco Leon, est interprétée par la mère de ce dernier, Carmina Barrios. Si le cinéaste n’a pas changé le prénom, c’est qu’il est impossible de faire la différence entre le personnage de fiction et la « vraie » Carmina, source d’inspiration inépuisable pour son fils, qui lui avait déjà consacré, en 2012, son premier long-métrage, Carmina o Revienta. Le film les avait l’un et l’autre propulsés au premier plan de la scène espagnole.

Carmina est un vampire, grande et forte femme aux yeux cerclés de noir autour d’un iris vert si clair qu’il en devient presque inquiétant. Elle bouge sans se presser dans la fumée de son éternelle cigarette, les yeux dans le vague.

Le film nous enferme dans l’appartement sévillan de Carmina, où sa fille Maria vient la rejoindre : le père est mort un samedi, il faut attendre le lundi pour déclarer le décès, le temps qu’on verse au macchabée sa dernière prime. Elles se ressemblent, la belle jeune femme et la grande ogresse. Elles aiment la joute – et c’est ...

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